banzaFidèle à sa vigilance de veille sur les questions qui touchent à la vie, à la sécurité et aux droits imprescriptibles des populations comme il s’est donné mission de les défendre, la formation politique chère au leader avisé Banza Mukalay Nsungu, en l’occurrence l’Union pour le développement du Congo (UDCO), n’est pas restée insensible face aux tristes péripéties des brutales expulsions des Congolais et Angolais trouvés en situation irrégulière dans leur immigration dans ces pays voisins.

L’UDCO vient, en effet, de réagir face à cette triste situation par une déclaration politique qui traduit sa haute sensibilité et son sens de responsabilité devant les graves dérives que ce parti déplore et pour lesquelles il invite les autorités à recourir au dialogue et aux instruments juridiques dont se sont dotés la RDC et l’Angola dans le cadre des conventions de leurs relations bilatérales pour retrouver le climat d’apaisement qui s’impose et les solutions appropriées à la crise.

Déclaration de l’UDCO

Le parti de Banza Mukalay a même saisi l’opportunité pour se prononcer également sur une autre situation brutale signalé dans la partie ouest du continent, à savoir les massacres des opposants en Guinée Conakry. La corrélation que l’UDCO semble établir entre les deux crises souligne l’intérêt de défense des droits de l’homme bafoués dans les deux cas, un aspect que le parti relève bien à propos et qui mérite de retenir l’attention des leaders politiques responsables. La déclaration de l’UDCO spécifie son conseil de sagesse sur ces situations suivant le texte, certes, bref mais concis ci-après de sa prise de position en réaction aux crises déplorées.

S’agissant des expulsions massives des Congolais d’Angola, l’UDCO déplore ces expulsions et considère que le Gouvernement congolais a traité ce dossier de provocation manifeste avec maturité et sagesse. Aussi, l’UDCO encourage-t-il le Gouvernement à poursuivre la résolution de cette question en recourant au dialogue et aux instruments juridiques signés entre la République démocratique du Congo et la République d’Angola.

S’agissant de ce qui s’est passé en Guinée Conakry, l’UDCO condamne les massacres des civils qui pourtant marchaient pacifiquement, et demande aux pays africains de faire pression sur le gouvernement de ce pays afin que les droits de l’homme y soient respectés. Ainsi fait à Kinshasa, le 08 octobre 2009. Pour la Direction politique, sous la présidence de son président national Baudouin Banza Mukalay Nsungu, Me Shamba, Secrétaire Général

Vivement la retenue et le refus de l’escalade !

Entre Kinshasa et Luanda, l’heure n’est pas à une petite pluie, mais plutôt à un violent cyclone, prêt à tout ravager. Dans tous les cas, le ciel s’est subitement assombri comme on ne l’avait jamais vu auparavant entre les deux capitales. Jamais, dans leur histoire commune, les deux pays ne se sont retrouvés si près de l’affrontement comme c’est le cas aujourd’hui.

Et pourtant, l’histoire récente renseigne que les deux peuples ont toujours entretenu de très bons rapports. Ils ont toujours vécu en parfaite harmonie, dans l’entente. Le bon voisinage, voilà ce qui a toujours caractérisé les relations entre les deux pays, l’Angola et la République démocratique du Congo ; à part bien sûr quelques frémissements ou accès de fièvre que, de part et d’autre, on a vite contenus.

Mais ce qui se passe aujourd’hui, à la suite de vagues d’expulsions simultanées au niveau des frontières communes aux deux pays dépasse tout entendement. Tout est passé par là : barbaries, violations des droits humains, viols, pillages, bastonnades, incitations à la haine, chasse à l’homme, etc.

De toute façon, il n’y a pas un seul mot qui puisse fidèlement traduire le drame qui se déroule sous nos yeux. Un drame qui n’est pas loin de nous ramener à l’âge primitif tant la sauvagerie a atteint son paroxysme, prenant le dessus sur tout. Au-delà du silence, à tout le moins inquiétant, observé aussi bien à Luanda qu’à Kinshasa, il est plus que temps que les plus hautes autorités de deux pays mettent de l’eau dans leur vin et faire régner une autre atmosphère, moins lourde en tout cas, entre les deux peuples condamnés à vivre ensemble dans la concorde la plus totale.

Si les deux capitales espèrent vouloir éteindre, le plus rapidement, le feu qui risque de tout embraser, il n’est pas d’autre voie royale que celle-là. Après tous les dérapages et débordements auxquels ont eu droit les peuples de deux pays, il n’y a pas de honte que les autorités angolaises et congolaises, auxquelles doivent emboîter le pas les deux peuples respectifs, puissent, au plus vite, revenir à de bons sentiments.

Comme l’on ne peut parler de fatalité dans ce qui vient de nous arriver, à savoir l’escalade que l’on déplore de part et d’autre, le moment nous semble indiqué pour faire parler les structures – genre Grande commission mixte RDC-Angola - que les deux pays ont mises en place et qui doivent, comme c’est le cas aujourd’hui, leur servir de mécanisme de résolution de problèmes.

Plus le temps passe, plus les choses vont devoir devenir incontrôlables, charriant avec elles des situations aux conséquences incalculables pour les deux pays et les deux peuples. Dans tous les cas, en République démocratique du Congo, on considère déjà cette opération d’expulsions massives de Congolais comme étant destinée à déstabiliser le pays. Quoi qu’il en soit, la menace est prise au sérieux.

Le Potentiel/MMC


(DN/TH/Yes)