C’est au cours du point de presse hebdomadaire de la Monuc de  mercredi, au Quartier général de la Monuc, que Mme Séverine Flores, Porte-parole du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) a souligné qu’une mission inter-agences d’évaluation composée entre autres, de Caritas, Croix-Rouge, FAO, HCR, OCHA, OIM, OMS, UNFPA, et UNICEF va se rendre cette semaine, dans la Province du Bas-Congo pour faire un état de lieu de la situation des congolais chassés d’Angola et de préciser que 18.000 expulsés sont recensés à Moanda et Tshela. La situation humanitaire reste catastrophique, non seulement avec les refoulés d’Angola, au Bas-Congo, mais également au Katanga, en Province Orientale et dans les deux Kivu.


Au Katanga, par exemple, le rapatriement des réfugiés congolais depuis la Zambie se poursuit et 12.330 personnes sont rentrées pour être acheminées dans leurs villages d’origine. La même mission du Hcr se poursuit dans le territoire de Dilolo pour enregistrer les réfugiés angolais dans cette zone et évaluer leur situation en vue d’envisager leur retour volontaire. Séverine Flores a fait remarquer qu’à Kalemie, les acteurs humanitaires continuent de se mobiliser dans la lutte contre l’épidémie de cholera, dans le District de Tanganyika. Cependant, les humanitaires s’inquiètent à cause de déplacements des populations qui se poursuivent dans la zone de Muhangi, au Nord-Kivu où les combats entre les Fardc et les groupes de Maï-Maï continuent.

Malgré cette mobilisation, le Coordonnateur Humanitaire demande au Gouvernement de s’assurer que justice soit faite suite à l’assassinat d’un agent humanitaire dans le Sud-Kivu. Par la voix du Porte-parole de la Monuc, M. Madnodje Mounoubai, le Secrétaire Général des Nations Unies a salué l’arrestation de M. Idelphonse Nizeyimana, un des principaux dirigeants des Fdlr et a encouragé tous les Etats membres à poursuivre leur coopération avec le système de justice internationale pour l’arrestation de tous ceux qui sont sous le coup d’un mandat d’arrêt du TPIR.

Toutefois, le Bureau de l’Etat des Droits de l’Homme, n’a pas caché son indignation sur la situation carcérale déplorable des détenus notamment, à Bunia et Mahagi où les prisonniers n’ont aucune ration alimentaire. Les détenus mineurs dépendent des biscuits nutritifs de l’UNICEF pour leur survie.

Au moment où la situation humanitaire reste inquiétante, des incidents sérieux des actes de banditisme continuent leur bonhomme de chemin et menacent la sécurité des civils.

(Tkm/GM/PKF)

Urbain Kidindi/La Prospérité