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Le Prof Mampuya a rappelé au sujet de la modification du mandat présidentiel que ce n’est pas une innovation ou la première fois que cela arrive en Rdc.

assemblee nationaleIl est devenu une coutume pour le Groupe de presse le Potentiel d’organiser de conférence débat sur des sujets brûlants de la société congolaise. Pour ce vendredi 02 octobre dans la salle de spectacle de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe, le thème retenu est « révision constitutionnelle : inquiétude et interrogations ».

Trois invités ont été à la tribune pour répondre aux préoccupations des participants. Il s’agit notamment du professeur Philipe Buyoya analyste politique, du professeur Mampuya et du professeur Jean Louis Essambo. Ces deux derniers ont participé à l’élaboration de la Constitution de la République votée en 2006.


Il semble qu’il y a une commission mise en place pour étudier des voies et moyens pour modifier certains articles de l’actuelle constitution entre autre ceux relatifs, au découpage territorial, au Conseil supérieur de la magistrature, pour ne citer que ces deux-là.

« La révision constitutionnelle ne doit pas être un tabou, elle est normale dans tous les pays du monde. Il est possible que le rapport de forces entre les politiques ne soit pas égale , a déclaré le professeur Mampuya lors de son discours. Et d’ajouter, nous sommes dans un processus de démocratisation, chaque décision que nous prenons doit faire avancer le pays, et non plonger la nation dans une rupture ». Frôlant l’épineux problème de la modification du mandat présidentiel, ce dernier a rappelé que ce n’est pas une innovation ou la première fois que cela arrive en RDC parce que, la Constitution de 1974 ce problème était souligné sous le régime de Mobutu. « Le sens de la démocratie se trouve dans l’alternance dans la gouvernance. Le sens de la démocratie est que tout le monde ait gouverné tour á tour »  a -t-il conclu.

Pour le deuxième intervenant du jour, le professeur Jean Louis Essambo s’est appesanti sur l’intangibilité de la Constitution de la république. « Lorsqu’on veut réviser une constitution en application, on fait tout d’abord l’inventeur de celle-ci. Il faut connaître le but poursuivi par cette révision, si cela va vers l’intérêt général, la préservation des valeurs démocratiques. Ici cette révision aura un sens bien fondé.

Mais, il faut noter que, la Constitution peut aussi faire l’objet de l’adaptation à la réalité sociale », a souligné le professeur J.L Essambo. Ce professeur a rappelé à l’assistance les personnes appropriées pour réviser une constitution en RDC. Il a cité le Président de la République, le Premier ministre après un conseil des ministres, la moitié de l’une des chambres du parlement, la population à travers une pétition signée par 100.000 (cent mille) personnes.

Pour l’analyste politique, le professeur Philipe Biyoya, il n’y a pas de gouvernement qui dure le plus longtemps s’il n’est en mesure de remporter les élections d’un pays. La Constitution prévoit pour une nation les principes de fonctionnement de l’Etat. « Notre péché originel est de ne jamais mettre la nation au premier plan. La constitution étant une oeuvre humaine, elle ne peut être modifiée que par les êtres humains. Et celle-ci répond essentiellement à la gestion politique de  l’espace », a-t-il certifié.

(TN/Milor/GW/Yes)

Onassis Mutombo/L’Avenir



Last edited: 07/10/2009 17:56:36

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