A ce moment précis où l’irrésistible vent d’un remaniement en profondeur souffle sur le pays, l’élagage dans les rangs des exécutifs provinciaux est ressenti comme une nécessité vitale.
Détournements monstrueux, concussions, clientélisme politique outré, trafic d’influence démesuré, tels sont les mots qui ressortent d’un long réquisitoire dressé à l’encontre de quatre gouverneurs membres influents du PPRD.
Il s’agit d’Autsai Asenga de la Province Orientale, de Julien Paluku du Nord-Kivu, d’André Kimbuta Yango de la Ville-province de Kinshasa.
On indique que les tripatouillage mis sur le compte de trois gouverneurs de province crée un malaise indescriptible au sein de la famille politique à laquelle appartient le Chef de l’Etat car les calculs politiques faits au sein de celle-ci en rapport avec les prochaines échéances électorales l’ont été en fonction de l’importance démographique et politique de trois provinces concernées.
En effet, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province orientale sont démographiquement parlant de véritables réservoirs à suffrage sans lesquels les candidats à l’élection présidentielle ne peuvent prétendre à la magistrature suprême du pays.
Or, si les gouvernements de trois provinces quittaient le navire maintenant, il y a peu de chance pour le PPRD de trouver avant terme des gens capables d’assurer leur relève avec bonheur dans les limites du temps qui reste avant les prochaines élections.
En les maintenant en fonction malgré les reproches qui leur sont faites le Parti mettra en jeu sa crédibilité face au combat mené par son autorité morale contre les cinq fléaux dont principalement l’impunité.
La ville-province de Kinshasa, miroir du pays, est une entité politico-administrative stratégique car elle sert d’unité de mesure pour évaluer les chances probables de réussite dans d’autres villes du pays.
Or, André Kimbuta Yango, passe pour le plus impopulaire de tous les gouverneurs qui ont défilé à la tête de la capitale de puis l’accession du pays à l’indépendance à cause de son incapacité pathologique de débarrasser la ville de ses montagnes d’immondices malgré les moyens matériels et financiers à sa disposition.
On croit que les quatre gouverneurs pouvaient résister au vent de changements qui arrivent s’il ne s’agissait que du jugement porté contre eux par la seule formation politique PPRD. A ce jour, il n’est pas possible de les sauver car tous les partis et plate-formes politiques membres de la coalition ont déjà formellement conclu à leur départ définitif pour le dépôt d’où il ne pourrait sortir que lors qu’il ne sera plus possible pour cette coalition de gouverner le pays.
Il est donc acquis que l’action de nettoyage en cours puisse frapper indistinctement les exécutifs provinciaux jugés compromettants et l’exécutif national dont le glas a sonné depuis de longs mois déjà.
Et ce miracle très attendu pourrait se réaliser à quel moment ? Le journal le Monitor n’étant pas dans les secrets de Dieu, ne peut rien déterminer avec précision. Mais ceux qui ont des entrées libres dans les sphères de décisions affirment que l’évènement pourrait se produire bientôt.
(CL/Milor/GW/Yes)
Le Monitor