L’avion qui transportait lundi la dépouille du ministre André Philippe Futa vers Mbuji-Mayi pour l’inhumation prévue mardi dans le village natal de Miabi n’a pas pu atteindre sa destination du chef-lieu du Kasaï Oriental. Des difficultés techniques ont poussé l’équipage à revenir dans la capitale Kinshasa
La dépouille mortelle de André-Philippe Futa, qui devait être amenée lundi à Mbuji-Mayi, au terme des hommages lui rendus à Kinshasa, n’a pu atteindre sa destination. Alors que les personnalités politiques et d’affaires, les membres de sa famille, les amis et connaissances sélectionnés pour le voyage se trouvaient dans l’avion en partance pour Mbuji-Mayi, l’appareil a connu des ennuis techniques après 20 minutes de vol. Selon le commandant de bord, le système de pressurisation a subitement lâché, pour des raisons inexpliquées. Etant donné qu’une heure entière de vol séparait encore Kinshasa de Mbuji-Mayi, il a estimé plus prudent de ramener passagers et bagages à l’Aéroport International de N’Djili.
En principe, un autre vol est prévu ce mardi 6 octobre 2009 pour le chef-lieu du Kasaï Oriental. Le retour précipité de l’aéronef de Hewa Bora dans la capitale s’est accompagné d’un vent de panique parmi les voyageurs, dont certains ont confié leur sort entre les mains du Créateur. Et, on croit savoir que celui-ci les a entendues.
La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre lundi après-midi à travers la capitale. Dans tous les milieux, c’était la consternation ; on n’arrivait pas à croire que André Philippe Futa, qui venait de recevoir l’hommage posthume qu’il méritait, en faisant converger toute la crème politique, économique, diplomatique et culturelle de Kinshasa au Palais du Peuple et en la Cathédrale Notre Dame du Congo, n’avait pu joindre la terre de ses ancêtres, le Kasaï Oriental.
Tous les compatriotes implorent les dieux de l’aviation pour que le voyage de ce mardi soit le bon, afin de permettre aux filles et fils de Mbuji-Mayi et de Miabi, son territoire d’origine, de lui témoigner tout le bien qu’ils pensaient de lui, de son vivant. Les caprices de la technique étant ce qu’ils sont, personne ne pourrait se permettre de jeter la pierre à la société Hewa Bora dont l’équipage, en décidant le retour à Kinshasa, a certainement sauvé plusieurs dizaines de vies et évité une seconde « mort » au défunt ministre de l’Economie et du Commerce.
(DN/TH/GW/Yes)
Kimp/Le Phare