matendaLa semaine prochaine, le Club de Paris tiendra une réunion déterminante, pour la Rd. Congo qui négocie déjà son dernier virage en vue de l’atteinte du Point d’Achèvement, en mai 2010. Même si, au jour d’aujourd’hui, la Rdc attendrait encore la signature de l’avenant par la partie chinoise, Athanase Matenda, Ministre des Finances, se bat, lui, à Istanbul, en Turquie où s’ouvre ce matin, les assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International.

Il exhorte, néanmoins, d’autres partenaires tels, le Département du Trésor Américain et le Fonds Koweitien, à user de leur poids dans la gestion des fonds vautours. C’est peut-être de ce côté-là que viendra la planche de salut, pour la RD. Congo, en ce temps de crise.

Pas de repos à Istanbul, en Turquie, pour la délégation Congolaise conduite par Athanase Matenda Kyelu, ministre des Finances et composée du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), du Conseil principal du Chef de l’État au collège économique, du Directeur de cabinet adjoint du Premier Ministre, et d’autres experts. Cette délégation a eu des entretiens avec plusieurs bailleurs de fonds bi et multilatéraux qui sont déterminés à accompagner la Rdc dans son développement. Il s’agit notamment, du Fonds Koweïtien pour le développement économique arabe, le Département du Trésor Américain, la Banque Mondiale, le Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), etc.

En effet, c’est aujourd’hui que vont s’ouvrir officiellement les Assemblées annuelles entre la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à Istanbul Congress Center 2009 (Centre de Congrès d’ Istanbul), en présence des Ministres des Finances et des Gouverneurs de Banques centrales de 186 pays du monde. Ils vont profiter de l’occasion pour dresser un bilan du travail de deux Institutions. Pour cette année, les Assemblées ont pour thème : « l’impact de la crise financière et de la récession mondiale dans les pays en développement ainsi que les solutions envisageables pour venir en aide aux pays durement touchés par le ralentissement des flux de capitaux, du commerce, des transferts de fonds et du tourisme ».

Le Département du Trésor Américain prêt à aider la Rdc

Les Assemblées annuelles sont une occasion pour différentes délégations du monde de s’imprégner de la réalité de certains pays. C’est dans ce cadre que Matenda, Ministre des Finances, a eu des entretiens avec le Département Américain du Trésor. Un entretien qui a porté essentiellement sur l’état du partenariat avec la Chine, en perspective de l’atteinte du point d’Achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE), ainsi que la crise financière et son impact sur l’économie du pays. Avec ses interlocuteurs, le Ministre des Finances de la Rdc a indiqué que d’après le dernier contact, il y a urgence pour la signature d’un accord triennal, afin d’atteindre le Point d’Achèvement et il est sûr que la signature de l’avenant par la partie chinoise se fera dans le délai convenu.

Toutefois, a-t-il reconnu, l’un des déclencheurs du point d’Achèvement pose à ce jour problème. Il s’agit de la stabilité du cadre macroéconomique. « La Rdc a été frappée par une crise financière qui a eu des répercussions sur la composante recette du pays. », a-t-il souligné, avant de remercier la Banque Mondiale, le FMI et la BAD qui ont mis en place des facilités pour faire face aux effets de la crise. Pour le ministre, la réunion du Club de Paris de la semaine prochaine est donc capitale, sinon la Rdc risque d’avoir des problèmes. Voilà pourquoi il a lancé un appel en direction de ses partenaires pour qu’un concours approprié soit apporté à la Rdc, pays post-conflit.

Il sied de souligner qu’à ce jour, la Rdc doit faire face à des défis énormes. Non seulement qu’il doit stabiliser le cadre macroéconomique, mais aussi maximiser les recettes nécessaires à la satisfaction d’importants besoins du pays. C’est dans cette perspective que le Ministre des Finances a demandé l’intervention du Département du Trésor Américain dans la gestion des fonds vautours. Celui-ci a promis de s’impliquer et d’apporter son appui pour permettre ainsi à la Rdc de relever ses nombreux défis.

Des séances d’harmonisation avec le Département Afrique du FMI

Disons aussi que la délégation Congolaise a eu un tête-à-tête avec le bureau du Vice-Président de la Banque Mondiale et le Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), conduit par Mme Antoinette Sayeh, Directeur du Département Afrique du FMI. Avec ces Institutions financières internationales, A. Matenda est encore passé à l’attaque, pour démontrer à ses interlocuteurs que son pays a fait des progrès énormes. « A ce jour, les obstacles ont été non seulement identifiés, mais levés », dit-il, avant de souligner qu’il ne reste que la question de l’avenant qui a déjà été signé par un partenaire sur les trois.

« Nous souhaitons que l’avenant soit signé au plus tard le 09 octobre pour permettre le traitement de ce dossier au prochain Conseil d’administration du FMI. Au cas contraire, l’échéance risque d’être repoussée au mois de novembre, avec des implications sur la date de l’atteinte du Point d’Achèvement de l’Initiative PPTE. » Vite les réformes ! C’est le souhait de la Banque Mondiale qui constate que les entreprises du portefeuille occasionnent de coûts sociaux énormes. « Il est important d’avoir des principes et des objectifs clairs dans la réforme des entreprise, même si l’expérience de la Regideso est un succès », a estimé un expert de la Banque mondiale qui a même cité les Présidents Robert B. Zoellick et Joseph Kabila qui ont convenu pour des objectifs réalisables.

« Parce que cela doit affecter l’allégement de la dette et cela permettra à la population de voir que les choses avancent ». La Rdc a promis de s’impliquer davantage pour véritablement être efficace et aller vite. « Notre rôle est central, mais nous avons besoin de l’accompagnement de la Banque mondiale », a rassuré A. Matenda.

Le Fonds Koweïtien rassuré

En marge de ces Assemblées annuelles entre la Banque mondiale et le FMI, le Fonds Koweïtien pour le développement économique Arabe a voulu avoir des assurances de la République démocratique du Congo au sujet de sa créance. Le ministre leur a expliqué que si l’État Congolais n’a pas honoré cet engagement, c’est à cause non seulement des effets de la crise financière qui a frappé durement l’économie du pays, mais aussi de la situation sécuritaire à l’Est.

(DN/TH/GW/Yes)

La Prospérité