Pour mettre de l’ordre dans le secteur des transports urbains, l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa avait décidé que tous les véhicules affectés au transport en commun dans la capitale soient peints de couleurs bleu et jaune et marqués chacun d’un numéro spécifique. Cette décision a été prise pour établir la différence entre les véhicules privés et ceux du secteur des transports en commun.

Pour ce faire, l’Hôtel de ville avait décidé d’établir également une distinction entre les véhicules affectés au transport en commun par l’Hôtel de ville de Kinshasa d’avec ceux mis en circulation par des privés. C’est-à-dire que pour ceux de l’Hôtel de ville, la partie inférieure devait être colorée en bleu et la partie supérieure portée la couleur jaune. Et les véhicules des privés devaient être peints à l’inverse. C’est-à-dire que leur partie inférieure devait être en jaune et la partie supérieure en bleu.

Les propriétaires dociles s’étaient inclinés, ipso facto, à cette décision. Selon les dispositions prises, pour obtenir ce numéro, le véhicule devait être peint suivant la recommandation, afin que le service compétent se rende compte que le propriétaire s’est conformé à la règle.

Malheureusement, la décision de l’exécutif provincial souffre d’un manque de suivi. Toutes les dispositions légales mises sur pied pour punir ceux qui n’allaient pas obéir n’ont pas produit leurs effets jusqu’à ce jour. Cette négligence fait qu’aujourd’hui, les véhicules privés affectés au transport en commun créent la confusion autour des couleurs. La plupart des taxis sont maintenant colorés aux motifs du charroi automobile de l’Hôtel de ville et circulent sans être inquiétés par le ministère de tutelle.

Cette situation crée actuellement la confusion entre les taxis de la Régie des transports de Kinshasa (Retranskin) et ceux des privés. La plupart des personnes qui, par mégarde, arrivent à oublier leurs biens à bord de ces taxis, incriminent souvent les taxis de la Retranskin. Contacté à cet effet, le président de l’Association des chauffeurs de l’Hôtel de ville, Fay Madikita Kiso, a fait savoir qu’il ne se passe pas une semaine sans que cette régie recueille les plaintes des clients qui croient avoir oublié leurs effets à bord du charroi automobile de l’Hôtel de ville.

Pour éviter toutes confusion qui discrédite la notoriété des taximen de l’Hôtel de ville, l’exécutif provincial de Kinshasa, par le biais de son ministère des Transports, est appelé à appliquer à la lettre toutes les dispositions arrêtées à cet effet. Et ce, pour éviter que dans un proche l’avenir, tous les véhicules de transport en commun ne soient peints de la même couleur pour maquiller quelques forfaits.

(Milor/GM/PKF)

Godard Mabokoy/Le Potentiel