L’élection que va organiser prochainement la Cei du successeur au gouverneur de l’Equateur José Makila démis de ses fonctions est la grande actualité retient l’attention surtout qu’aussitôt après le gouverneur intérimaire reçu en triomphe dans sa ville chef-lieu de province annonce concourir au poste
Les échos et les images en provenance de la ville de Mbandaka exhibent une journée d’éclat pas comme les autres vécu par ce chef-lieu de province à l’occasion du retour de Kinshasa du gouverneur de province a.i. M. Jean Claude Baende. Un accueil d’euphorie populaire hors de l’ordinaire en a présenté une nette ambiance de campagne électorale. Le chaud contexte politique du remplacement du gouverneur titulaire à la tête de la province après la fracassante éjection de l’ancien titulaire MLC José Makila est pour beaucoup dans cette ambiance. Il n’est un secret pour personne que la tension est montée d’un cran dans les rangs de toute la classe politique de l’Equateur dont divers émules se bousculent au portillon pour occuper le fauteuil vacant du chef investi de pleins pouvoirs de l’administration provinciale.
Le séjour même dans la capitale du gouverneur intérimaire Baende a été émaillé de tonitruants soubresauts de cette bataille de la conquête de la direction provinciale. Cela est d’autant plus remarquable qu’il a été constaté que même la Chambre Haute du Parlement s’est vivement intéressée à l’affaire. L’opinion à Mbandaka n’a pas compris autrement l’intérêt qu’a effectivement trouvé le Sénat à s’immiscer subitement du contrôle de la gestion administrative et des finances de l’Equateur autour des fonds dont cette province est dotée par le gouvernement central dans le cadre des rétrocessions lui allouées pour la reconstruction et le développement.
On sait que le gouverneur proscrit doit son éviction à une mégestion et détournements
décriés et dénoncés par l’Assemblée provinciale relayée à son temps par l’Assemblée nationale. Suffisait-il au Sénat de crier encore au voleur contre le gouverneur intérimaire et son équipe pour les disqualifier et les pousser à la sortie comme dans le cas de José Makila ? Il fallait le démontrer. D’où la recommandation d’une mission d’enquête à vite diligenter sur la gestion de l’équipe Baende, alors qu’une telle prérogative qu’a cherché à se donner le Sénat ne lui est pas dévolue constitutionnellement.
Cette prétention a ainsi dévoilé les dessous d’une bataille de conquête du fauteuil de gouverneur dans un ôte-toi que je m’y mette mal venu et mal perçu des populations de l’Equateur qui s’accommodent déjà des méthodes d’administration de Baende et ses collaborateurs jugés proches et des populations et de leurs problèmes.
Surtout que Baende se révèle le moins conflictuel qui soit par rapport aux problématiques émules du MLC qui n’ont jamais voulu se dépouiller du manteau de l’opposition au pouvoir central, même quand leurs grands leaders siègent dans les hautes institutions nationales. Ce jeu de conflit permanent avec les camps politiques positionnés de la même manière au pouvoir n’arrange plus l’ensemble des Equatoriens qui ont souffert de semblants de privilèges que leur aurait procuré l’ancien régime de Mobutu pour des raisons d’appartenance régionale identique.
Contrairement à ce qui aurait pu en être, l’Equateur n’avait vu que du feu de cette politique de géopolitique de façade. Comme chats échaudés, les jeunes Equatoriens surtout n’en veulent plus et préfèrent se liguer derrière de nouveaux leaders de la trempe de Baende qui n’ont pas de vision étriquée bornée à leur espace, mais qui s’impliquent dans la dynamique nationale. C’est ainsi que son ouverture au camp de la majorité présidentielle sans esprit de confrontation politique, parce que, a-t-il toujours défendu, si la conquête du pouvoir procède du jeu de confrontation, son exercice doit s’effectuer sans parti pris, parce qu’il y va de l’intérêt de toute la population et non des seuls adeptes de sa formation politique.
C’est de cette manière et de cette ouverture politique que Baende, bien que sorti du camp de l’Union pour la Nation (UN), a réussi à faire adopter le camp de la Majorité présidentielle à l’Equateur, ce pour lequel la population lui est restée très reconnaissante. L’inoubliable succès de l’accueil du Chef de l’Etat à Mbandaka, œuvre de Baende, est resté un souvenir indélébile dans les esprits. La population a trouvé qu’elle avait tout intérêt à ne plus jouer le jeu des politiciens conflictuels pour se sentir administrée sans préjugés par le pouvoir central.
C’est cet atout qu’elle escompte se préserver avec Baende, d’où son ralliement derrière lui, surtout lorsqu’elle a senti que s’ourdissaient de nouvelles manœuvres déstabilisatrices contre leur émule, aussi intérimaire soit-il pour moment à la tête de leur province. Rien n’est dès lors aussi normal que les jeunes de Mbandaka aient fait un triomphe à Baende qu’ils attendaient leur annoncer son engagement dans la bataille pour la conservation de la direction de la province. Telle est la signification du chaleureux accueil que le gouverneur intérimaire a eu de ses administrés de Mbandaka en particulier et des Equatoriens en général.
A l’aéroport de Mbandaka, l’autorité provinciale a été accueillie par plus de 60 députés provinciaux qu’entourait une foule en liesse venu communier avec celui qu’ils qualifient déjà de Gouverneur de Province. Cela filtrait d’ailleurs à travers les ovations et chants de ralliement fredonnés.
Pour sceller davantage ce mariage, le Président Fondateur de l’A.D.H, entendez Alliance des Démocrates Humanistes, la formation politique lancée et pilotée part Baende, a parcouru à pieds les grandes artères de la ville chef-lieu de province sur une distance de plus de 20 kilomètres avec comme point de chute, le Parc Joseph Kabila.
C’est à ce Parc où s’est concentrée la foule dans un grand meeting politique qui a servi de lieu pour Jean Claude Baende d’annoncer devant la foule sa candidature très attendue au gouvernorat de la province de l’Equateur et présenter en même temps son colistier en la personne de l’Honorable Vincent Mokako, élu du territoire de BUMBA, que le MLC avait radié de ce parti. La nouvelle de ces candidatures a soulevé de chaudes ovations du public.
L’heureuse circonstance a également servi d’occasion à l’autorité provinciale de demander aux députés provinciaux d’adhérer à la volonté du peuple et de lui apporter leur soutien aux élections qui pointent à l’horizon. Parce que, a souligné le gouverneur Baende il est question au final de soutenir le président de la République Joseph Kabila Kabange dans la concrétisation des cinq chantiers qu’il a lancé à l’Equateur en en suivant attentivement la réalisation avec des visites de véritable communion d’esprit avec les populations de l’Equateur que le Chef de l’Etat ne cesse de programmer.
L’ancien vice-gouverneur de l’Equateur Jean Claude Baende a enfin saisi l’occasion du meeting de son retour à Mbandaka mercredi pour proclamer son opposition à l’attitude séparatiste que cherchent à afficher certains fils équatoriens de Kinshasa et à la politique de « ôtes-toi de là que je m’y mette » qu’ils prônent. L’heure n’est plus aux inclinaisons séparatistes mais à la communion avec l’ensemble de la communauté nationale.
Ainsi, avec les jalons déjà posés, Baende entend poursuivre le développement entamé de l’Equateur sous la houlette de son jeune président bâtisseur à l’instar d’autres provinces du pays. L’événement et de l’accueil et du mémorable meeting a marqué l’inoubliable journée de mercredi.
(DNYes)
Daniel Nzuzi/MMC