Série noire des tristes péripéties de la navigation fluviale en RDC dont il vient d’être signalé un troisième naufrage de baleinière ayant entraîné une quarantaine de morts au Bandundu après deux précédents cas déplorés récemment au Katanga et au Kasaï Occidental
Les fréquents et périlleux naufrages constatés à travers les voies navigables de notre pays constituent la série noire qui endeuille ces derniers temps la plupart de nos familles. En somme, le dernier cas de la même atrocité est celui d’une baleinière qui a sombré dernièrement sur la rivière Inzia, territoire de Masimanimba, dans la province du Bandundu, au terme duquel l’opinion a malheureusement vu la liste des victimes ayant pris place à bord de ces embarcations s’allonger.
C’est, en somme, la baleinière baptisée « Men Excel », en provenance de ladite localité, à bord de laquelle voyageaient de nombreuses victimes en route pour Kinshasa. Celle-ci a chaviré le mardi 29 septembre dernier sur la rivière Inzia à son croisement avec la rivière Kwilu à la hauteur du village de Mobuli situé entre les cités de Beno. Le bilan provisoire a été d’une quarantaine de morts. Rapport rendu possible selon le commissaire fluvial provincial de Bandundu, Patrick Musitungu, qui a laissé entendre que les raisons de l’accident ne sont pas encore connues.
En ce qui le concerne, le nombre de passagers à bord n’était non plus connu. Pour tout dire, Patrick Mutisungu certains proches des victimes contactés à Kinshasa, la liste des morts serait affichée dans une maison de communication par phonie au quartier 3, dans la commune de Masina, une entité administrative située à l’Est de la capitale.
De Tshikapa à Bokuma
A en croire certaines langues, il est établi qu’en dehors des passagers, la baleinière était chargée d’une importante quantité de maïs, de manioc et d’huile de palme. Ce naufrage est intervenu 24 heures seulement après celui qui s’était produit sur la rivière Kasaï, à Tshikapa, dans la province du Kasaï -Occidental, et qui avait fait 9 morts. La même source certifie que cet accident a été attribué à la conjonction des deux faits dont principalement la surcharge et un vent violent qui avait soufflé sur la rivière. Comme dans le cas de la baleinière « Men Excel », le nombre de passagers n’était pas connu, c’est la raison pour laquelle plusieurs sources indiquent que la plu part des baleinières de Tshikapa mouillent les eaux du territoire sans assurance. Ce, qui rend hypothétique l’indemnisation des victimes.
L’on signale par ailleurs que dans la province cuprifère du Katanga, un autre naufrage de deux bateaux s’était produit sur le fleuve Congo et sur la rivière Luapula. La même cause a été à la base de cet incident. Il s’agit de la surcharge qui avait provoqué cet accident ayant coûté la vie à au moins trois personnes. Onze autres personnes étaient portées disparues. Déjà le 14 septembre, un autre naufrage avait été enregistré sur le fleuve Congo, à 7 kilomètres d’Ankoro. Le bilan avait fait état de 17 corps repêchés. Le nombre de rescapés de cet accident était de 95 personnes, mais près de 70 victimes étaient portées disparues.
A ces naufrages s’ajoute, pour cette année, celui de Bokuma, dans la province de l’Equateur. Cet accident qui s’était produit en mai 2 009, avait été provoqué par la collision d’un bateau avec un convoi de trois pirogues, toujours sur le fleuve Congo. Trois corps avaient pu être repêchés.
(DN/Milor/GW/Yes)
Le Palmarès