fardcIntenses activités fiées aux FARDC au cours de cette se­maine : examen du projet de loi organique sur la réforme de l’armée, acquisition d’un nouvel aéronef et concerta­tion entre les états-majors des FARDC et l’armée centra­fricaine.

Le projet de loi organique por­tant organisation et fonctionnement des Forces armées de la RDC (FARDC) a été déposé, le jeudi 1er octobre à l’Assemblée nationale et soumis au débat.

Le ministre de la Défense nationale, Charles Mwando Nsimba, propose une restructu­ration de l’armée sur dix ans. rapporte radiookapi.net

D’après lui, l’armée congolaise est vieillissante et caractérisée notamment par le manque d’une politique claire et ordonnée d’acquisition et de main­tenance des équipements ainsi que par des carences profondes au niveau de l’instruction militaire. technique et morale. Les FARDC, a-t-il laissé entendre disposent ainsi d’un matériel insuffisant. Vétuste, obsolète et très souvent inadéquat.

Pour remédier à toutes ces insuffisances, Mwando Nsimba a proposé une réforme qui devrait s’étaler sur dix ans avec trois grandes étapes. La première étape sera celle de la préparation, la deuxième, celle de la montée en puissance des FARDC et la troisième, celle de la formation d’une armée dissua­sive. Et pour cela, il faut un bud­get conséquent, évalué à des centaines de milliers de dollars, a souligné le ministre de la Dé­fense.

Par ailleurs, dans la plupart de leurs interventions les dépu­tés ont évoqué l’insuffisance et l’irrégularité de la solde payée aux militaires comme sources de l’insécurité et des exactions at­tribuées aux hommes en uniforme. L’Assemblée nationale a accordé 48 heures au ministre de la Défense pour répondre aux préoccupations des députés.

mwandoApport de l’EUSEC

Le gouvernement avait sollicité et obtenu de l’Union européenne, une assistance en expertise à travers l’EUSEC. Depuis le 8 juin 2005, l’EUSEC s’emploie à moderniser l’admi­nistration du personnel et des fi­nances des FARDC.

A ce jour, l’EUSEC a, à son actif, quelques réalisations, notamment le recensement bio métrique des effectifs et la maîtrise de la chaîne de paiement. Pour cela. l’UE a mobilisé 2 mil­lions d’euros grâce au concours de la France, la Suède et les Pays-Bas.

L’opération se poursuit par la remise à chaque soldat recensé d’une carte militaire in­falsifiable, afin de permettre l’identification complète et fiable des FARDC. Les données de l’EUSEC peuvent constituer les bases préalables pour une ré­forme, digne de ce nom, de l’ar­mée nationale congolaise.

Pour rappel, le chef d’état-major général des FARDC a re­mis les clefs et documents d’un Boeing 727k au chef d’état-major de la Force aérienne pour manifester la volonté du chef chef l’Etat et celle du gou­vernement de doter les EARDC des équipements adéquats pour sa modernisation ».

Tout porte à croire que son usage ne sera pas abusif comme c’est fut le cas dans le passé. C’est-à-dire transportant des biens à usage personnel. Il est à noter qu’une séance d’évaluation des opérations con­tre la LRA s’est déroulée au Grand Hôtel entre le général Di­dier Etumba, chef d’état major général des FARDC, et le gé­néral de brigade François Madegbu de l’armée centrafri­caine. Un constat a été fait au terme de cette séance: la LRA est anéantie et leurs bases résiduelles sont situées en RCA dans un triangle situé à bord de la rivière Mbomu.

(DN/Milor/GW/Yes)

Le Potentiel