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Bonjour | 17/03/2010 1:39 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Vice 1er Ministre en charge de la Sécurité et Défense, Me Mutombo Bakafwa Nsenda et le Gouverneur du Bas-Congo, Simon-Floribert Mbatshi Batshia ont séjourné dans la Cité de Tshela, au Bas-Congo, pour se rendre compte de la situation générée par le refoule­ment de nombreux congo­lais du territoire angolais de Cabinda, tous sexes et âges confondus.

bakafwaCes derniers sont arrivés dans cette partie du District du Bas-­Fleuve par de postes-frontaliers congolo-angolais communs à ces deux entités notamment le Bas-­Congo et le Cabinda. Selon les statistiques recueillies sur place, il est enregistré au total 416 re­foulés dont une congolaise de la République du Congo-Brazza, ori­ginaire du Nord.

Avant que ne soit organisée cette opération d’acheminements dans leurs milieux d’origine respectifs, ces refoulés ont été momentanément pris en charge par deux(2) ONG de Tshela en l’occurrence l’Aspesi et Rpha.

Sur le site de Tshela où s’est regroupé un échantillon de refou­lés démunis, le Vice 1er  Ministre Mutombo Bakafwa Nsenda, des­cendu au Bas-Congo au nom du gouvernement de la République, et le Gouverneur de la Province du Bas-Congo, ont été informés des abus de procédure relative à l’ap­plication des dispositions des ar­ticles 14 et 16 de la tripartite pré­voyant que toute expulsion soit avisée au préalable.

La partie congolaise s’en est, une fois de plus, plainte par le fait que les autorités angolaises ne respectent pas encore les accords bilatéraux en cette matière pré­cise.

Le Commissaire de District Assistant du Bas-Fleuve, Floribert Tsasa, assumant l’intérim de son titulaire en congé, s’est longue­ment attardé sur la présence de ces refoulés en provenance de la Province angolaise de Cabinda pour Tshela, juridiction transitoire avant qu’ils ne soient dispatchés dans leurs milieux d’origine.

Prenant la parole devant cet échantillon de refoulés, Simon­Floribert Mbatshi Batshia, le Gou­verneur du Bas-Congo, faisant frontière avec le Cabinda, Uige et do Zaïre a protesté de la manière la plus énergétique contre la méthodologie d’expulsion utilisée la­quelle n’honore aucun être hu­main.

Quand bien même on se­rait en situation irrégulière. Simon ­Floribert Mbatshi Batshia dixit: « …Les angolais et nous autres, le Cabinda et la Province du Bas-­Congo, nous sommes régis par des accords.

Nous avons des ac­cords que nous signons tout le temps. Moi, j’ai été au Cabinda, les cabindais étaient ici. J’ai reçu le Gouverneur du Cabinda. Il n’y a nulle part où nous avons dit qu’on peut chasser des gens sans avi­ser les autorités de l’autre pays. Nulle part, ce n’est écrit.

Tout ce qui est écrit c’est que nous sommes des frères, nous sommes des voisins, nous devons nous entraider. Les gens peuvent aller là-bas; ils peuvent venir ici. On peut avoir des irréguliers. Il y en a partout même en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique …

Même quand on est irrégulier, on est aussi homme. Quand on doit refouler un irrégulier, on lui dit Monsieur, vous n’êtes pas en règle. Rentrez chez vous. Mais on ne doit pas vous violer. Nulle part, il est dit quand on est irrégulier, on doit être violé... »

Le Gouverneur du Bas-Congo a ajouté que cette situation a sur­pris tout le monde parce qu’il n’a pas été avisé. Les accords disant que quand on veut refouler les ir­réguliers, on doit aviser le pays voisin pour qu’il se prépare à les recevoir dignement.

S’adressant au Vice 1er Ministre en charge de la sécurité et de Défense, Me Mutombo Bakafwa Nsenda, en présence de quelques membres du Conseil Provincial de Sécurité, Simon-Floribert Mbatshi Batshia a indiqué qu’au niveau de la Province du Bas-Congo, il a été dépêché des missions du gouvernement provincial dans certains poste-fron­taliers dont Yema.

L’objectif était d’ac­cueillir avec dignité les refoulés. Des camions et de la nourriture avaient été disponibilisés, a-t-il ajouté en attendant qu’ils soient évacués selon leur milieux d’ori­gine.

Tout ce que nous demandons au gouvernement central, c’est d’appuyer les efforts de la Province pour que nous recevions nos frè­res et sœurs dignement, a fait savoir le Chef de l’Exécutif Provin­cial.

Quant à la frontière, elle-­même, nous allons la gérer comme telle. Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est de le recevoir en ayant des statistiques sur le nombre de refoulés et la date … a conclu le Gouverneur de la Province du Bas-Congo.

Il a de­mandé au gouvernement central de négocier avec le gouvernement de Luanda afin que les expulsions se fassent en tout respect des normes internationales. Ce sont nos frères et sœurs.

Ils ont leur pays. Ils ne sont pas de Palesti­niens, a rappelé Simon-Floribert Mbatshi Batshia très touché par la manière dont ses compatriotes viennent d’être expulsés de la Pro­vince angolaise de Cabinda.

Le porte-parole des refoulés basés dans la Cité de Tshela, Madame Alice Mbuwa, originaire du Territoire de Tshikapa dans la Province du Kasaï Occidental, est revenu sur les conditions inhumai­nes de leur expulsion massive faite des actes barbares de la part de la Police d’Immigration de l’Angola.

Après avoir égrener tous les con­tours liés à leur refoulement col­lectif, cette dernière a émis le sou­hait de voir les autorités congolai­ses prendre langue avec le gouvernement angolais afin de les autoriser à rentrer au Cabinda pour aller récupérer leurs biens acquis à la sueur de leurs fronts et repé­rer certains de leurs membres des familles égarés. Cette demande, elle l’a formulée en présence de tout le monde.
Rapatriements avec res­pect de la dignité humaine : oui

Après avoir suivi religieuse­ment tous les intervenants, le Vice 1er Ministre de la Sécurité et Dé­fense, Me Mutombo Bakafwa Nsenda dira : « Chaque pays fait ses lois comme il veut. Nous fai­sons nos lois comme nous vou­lons.

Mais entre pays, il y a des intérêts et des relations récipro­ques ». Il a fait allusion aux ac­cords signés entre les autorités congolaises et les autorités ango­laises relatifs aux procédures de refoulements de part et d’autre. Malheureusement, ces accords n’ont pas été respectés. Il a re­joint la demande de la porte-parole des refoulés rassemblés à Tshela.

La promesse qu’il a faite à ses compatriotes illico presto c’est que ces contacts vont avoir lieu dès qu’il rentre à Kinshasa avec le gouvernement angolais. Afin de revenir sur les accords signés ou ils sont respectés ou ils ne le sont pas.

Le Vice 1er Ministre a fait sa­voir que le gouvernement congo­lais ne défend nullement les con­golais pour qu’ils vivent en Angola même s’ils sont irréguliers. S’ils sont irréguliers qu’on nous con­tacte pour nous fixer sur les postes de rapatriement. Dans cette logique, il a fait allusion aux Pro­vinces du Bas-Congo, du Kasaï Occidental et du Katanga afin de prendre des dispositions dans le cas où il y aurait refoulement.

Il a attiré l’attention de ses compatrio­tes refoulés du Cabinda en leur faisant que la République Démo­cratique du Congo dispose de mêmes richesses que la Républi­que de l’Angola où les richesses ne se ramassent pas. Il a exhorté les congolais à travailler dans leur propre pays.

C’est ça le souhait des autori­tés de la République Démocrati­que du Congo, a-t-il indiqué. C’est ce que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange a appelé les 5 chantiers qui demandent plusieurs bras pour construire notre propre pays que nous devons tous aimer.

Pour le faire, il a fait l’éloge de terres arables le long de l’axe rou­tier Matadi-Tshela - lesquelles n’ont pas besoin de fumiers pour que les maïs, maniocs et bana­niers poussent. Ce sont des sour­ces de recettes personnelles à ne pas négliger. Soyez dignes d’être congolais, a-t-il conclu.

(CL/Tkm/GW/Yes)

BBB/L’Observateur



Last edited: 03/10/2009 12:03:26

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