Le fait est que nous avons beaucoup travaillé pour Quartier Latin International nous avons beaucoup donné et généré un bon fruit. Je ne peux parler à la place des autres.
Comme une maison hantée, Fally Ipupa, Modogo Abara Mbua, Jipson Butukondolo, Titina Al Capone, Soleil Wanga...ont tour a tour quitté le groupe Quartier Latin International deKoffi Olomide en un temps relativement court. Que s’est-il passé ?
Dans un entretien qu’ila accordé aujournal Visa, rue Yongo, quartier ONL dans Ia commune de Kasa-Vubu, au cours d’une séance de répétition de son groupe, le chanteur Sole!! Wanga quise faitappelerMamadou Coulibaly ou encore “Mons!eurle Livre “a bien voulu répondre à ette interrogation. L ‘occasion auss!pourl’auteur de “Drapeau blanc” de parler de son album, “Après to! “a!nsi que de “La Bomba “, son orchestre mais aussi, de son apport avec les Fally Ipupa, Montana Kamenga, Jipson Butukondolo au sein de Quartier Latin International.
Ci-dessous, l’interv!ew nous accordée par Soleil Wanga, « le Père Love ».
Visa : Depuis l’annonce de la réalisation de votre album « après toi » et la fondation de votre groupe musical, vous vivez plus en Europe qu’à Kinshasa. En sera-t-il toujours ainsi ?
Soleil Wanga : Non je suis ici pour asseoir les bases de l’orchestre ainsi que toutes les structures du groupe. Nous devons préparer les concerts, bref, je suis là pour m’occuper de mon groupe à temps plein.
Seulement, je fais un saut en Europe pour trois semaines en vue de sortir l’intégralité des clips de l’album « Après toi » car, je tourne certains clips à Kinshasa.
Et puis, je suis au studio avec mes musiciens. J’ai voulu leur donner la chance de faire au moins une chanson avec moi. Cette chanson à pour titre « Hein, hein, hein » Moi-même, j’ai ajouté « Epaka » et « Lavabo ». Ces trois titres ne font pas un album à part. Ils constituent le bonus à l’album « Après toi ». Ils feront partie du DVD des clips que je ramènerai d’Europe, où je vais faire le mixage des trois chansons réalisées à Kinshasa avec mes musiciens.
Visa : Nous vous voyons ici soumettre des candidats chanteurs au test pour pouvoir faire partie de votre orchestre. Est-ce à dire que vous n’avez pas encore constitué une ossature pour votre groupe ?
S.W. : Si, si. L’orchestre joue déjà. Mais, on ne finit pas de recruter pour renforcer le groupe. Il naît chaque jour des talents et il faut toujours apporter un plus à l’orchestre avec de nouveaux élements.
Visa : Vos musiciens ont-ils déjà un cursus dans le domaine musical ou font-ils leurs premiers pas à vos côtés?
S.W. : Ils viennent de la maison. Certains sont avec moi depuis la création de l’orchestre. Je les appelle « La Bomba ». « Bomba » comme bombe. Ils explosent et font exploser en terme d’ambiance, de feeling, de joie, de belles mélodies et de chansons... Mon groupe, c’est « La Bomba » et mes musiciens, je les appelle aussi « La Bomba ».
Visa : Et vous estimez qu’ils sont assez mûrs pour entrer au studio?
S.W. : Oui ; ils sont d’ailleurs entrés au studio dans un passé récent. Ils avaient fait un générique que je n’ai pas sorti. Ils sont capables, ils jouent déjà. Il est vrai que la formation, l’encadrement, ça ne finit jamais.
Nous mêmes sommes venus d’une grande école, nous avons reçu une bonne formation. Et nous nous employons à notre tour à dispenser cette formation aux musiciens que nous encadrons aujourd’hui. C’est la raison d’être des séances de répétition. La répétition, dit-on, est la mère des sciences. Nous répétons beaucoup avec nos musiciens pour améliorer nos connaissances et nos talents.
Visa : On se demande pourquoi cet empressement à rentrer au studio avec vos musiciens alors que l’album « Après toi » n’en est encore qu’à ses premiers pas sur le marché du disque...
S.W. : Je voulais donner une chance à mes musiciens d’autant plus que je n’ai pas encore sorti l’intégralité des clips de l’album « Après toi ». Il fallait bien que mes musiciens entrent au studio. A cet égard, le fait que je n’aie pas encore sorti l’intégralité des clips de « Après toi » était une opportunité à saisir. Et puis, je ne perds rien à entrer au studio maintenant pour le bonus de l’album « Après toi ».
Visa : Qui est le producteur de l’album « Après toi » et quels sont les musiciens qui ont participé à l’enregistrement de cet opus ?
SW. : C’est Sonima Music de M. Nadim, un grand producteur qui a eu à produire quasiment toutes les stars de notre musique. Beaucoup de musiciens m’ont accompagné au studio, parmi lesquels Caiën Madoka, Popolipo, Michel Basse, Ramazani, Alba Accompagnero, Japonais, Fofo « Le Collégien » comme guitaristes, Jhimmy Na Mbonda à la tumba. Comme chanteurs, il y a eu Jus d’Eté, Dede Tchesco, Baby Ndombe, Teka, Doudou Copa, Chiquito, Deo Brondo...
Visa : A part les concerts que vous avez annoncés pour les 20 et 24 octobre à Brazzaville et à Pointe-Noire, quel est le programme kinois de votre groupe ?
S.W. : Nous attendons que le Grand Hôtel Kinshasa nous donne une date. Leur programme pour les prochaines semaines est saturé. Mais, nous sommes déjà prêts de notre côté pour ce concert.
Visa : S’agissant de votre départ de Quartier Latin International, il a été constaté que tous les musiciens de votre génération, les Fally Ipupa, Modogo, Jipson, Titina Al Capone... ont quitté Koffi Olomide tour à tour en un laps de temps. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Koffi vous avait-il poussé vers la porte de sortie pour laisser la place à ses « Mineurs »?
S.W. : Là n’est pas la raison. Le fait est que nous avons beaucoup travaillé pour Quartier Latin International nous avons beaucoup donné et généré un bon fruit. Je ne peux parler à la place des autres.
Mais, en ce qui me concerne, j’avais estimé que l’heure avait sonné de partir, de faire mon propre chemin car, j’avançais en âge. On ne reste pas 10, 15 ans dans la maison d’autrui. Il faut se battre pour avoir son propre toit. Je me suis dit que je suis mûr, j’ai reçu une bonne formation et je pouvais, dès lors, m’engager dans une carrière solo.
Koffi Olomide ne pouvait pas nous pousser vers la porte de sortie parce que de toute l’histoire de Quartier Latin International, notre contribution à nous avec les Fally Ipupa et tous les amis que vous avez cités n’a jamais été égalée. Nous avons travaillé avec notre cœur et avec beaucoup de volonté dans le seul intérêt de l’orchestre pour faire aller celui-ci de l’avant.
Visa : En d’autres termes, votre équipe serait-elle la plus grande et la meilleure de toute l’histoire de Quartier Latin International ?
SW. : Il y a eu l’équipe des Sam Tchintu, qui ont fait aussi leur époque. Mais, nous, nous sommes arrivés, nous avons fait beaucoup de choses. Je ne peux pas - il est vrai - méconnaître les mérites de ceux qui nous ont précédés au sein de Quartier Latin International tels Babia Ndonga et les autres.
Visa : Un dernier mot à l’adresse de vos fans ?
S.W. : Je les aime beaucoup. L’album « Après toi » est là. Il se vend partout. Il est distribué par la maison Europe située en face de l’Hôtel Memling. Que vivent l’amour et la musique.
(Tkm/BT/PKF)
Kale Ntondo/Visa