La danse, rien que la danse ! On ne cessera d’en parler avec amertume, car c’est glaire de regarder la télévision avec sa famille. Au Congo, en général, et à Kinshasa, en particulier, les anti-valeurs deviennent de plus en plus des vertus. A longueur des journées, presque toutes les télévisions et es radios de la Capitale balancent de danses et chansons non recommandables.

L’information et l’éducation de masse qui devraient caractériser les médias, sont reléguées en dernière position. Comment comprendre que information qui devrait passer toutes les 30 minutes ou après chaque une heure, soit complètement engloutie au profit d’une musique sensationnelle et saccadée ?

Pourquoi les directeurs des programmes, n’envisageraient- ils pas de créer des espaces pour des émissions qui inciteraient le peuple à la culture, au travail et au développement? Tout se fait comme si on était dans une jungle où les plus forts dominent les plus faibles. La musique congolaise est devenue plus forte, au point de museler les médias, pourtant, considérés comme le 4ème pouvoir.

Le loisir, d’accord mais, pas du matin au soir. Compte tenu de cette situation qui prend les allures destructrices, certains parents ne savent plus comprendre que leurs enfants soient capables de chanter une chanson du début à la fin, mais incapables de prononcer une seule petite et bonne phrase en français.

C’est pour cette raison que nombreux psychologues ont observé que les enfants enregistrent plus des clichés de banalité que des valeurs. Ceci, singulièrement quand ils ne se rendent pas encore compte de ce qui peut se produire à long terme.

L’église dans la mêlée

L’esprit est nourri par la parole de Dieu. Mais, malheureusement, la différence entre la musique et la danse dites mondaines ne se remarque nullement.

 Dans les églises dites de « l’éveil », la musique, la danse, les cris de tout genre y ont observés. Certains chrétiens soutiennent le phénomène « Makinu ma Dawidi » comprendre « la danse de David ». Et, c’est ce qui décourage même certaines personnes.

La grande déception réside dans le fait que, nombre des chaînes de télévisions, dites confessionnelles, qui devraient uniquement parler de Dieu et éduquer la jeunesse en perdition, font bizarrement tourner leurs débats, dans la plupart des cas, autour des albums et de K7 les plus vendus. Il est évident que celles-ci ne comprennent pas que la religion est pour l’esprit et non pour les choses charnelles.

Eu égard à ces monomanies qui hantent les esprits des parents responsables, la question qui se pose est celle de savoir, où la musique mènera les jeunes? Une autre question est de poser aux artistes musiciens eux-mêmes, s’ils sont conscients de l’exploitation dont ils sont l’objet, de la part de radios et télévisions et de buvettes qui balancent leurs oeuvres d’esprit, gratuitement et cela matin, midi et soir? Si réellement ils étaient conscients, ils comprendraient pourquoi leurs CD et K7 chôment sur le marché du disque.

La responsabilité des autorités

Le Ministère de la Culture et des Arts doit agir avec rigueur, de façon que la censure soit obligatoire pour toute chanson, avant d’être larguée sur le marché.

La Haute Autorité des Médias doit également appuyer le ministre Esdras Kambale de la Culture et des Arts dans la lutte contre les anti-valeurs qui caractérisent la musique congolaise.

Quant au patron des médias congolais, le Ministre Lambert Mende Omalanga, un homme connu pour son franc parler, il doit chercher à laver l’image du pays, en interdisant ce qui n’est que puéril.

(TH/BT/PKF)

Urbain Kidindi/La Prospérité