Pour être lavé de tout soupçon, le Ministre de la Culture et des Arts doit sauter sur l’occasion pour accélérer le dossier au lieu de le faire moisir dans les tiroirs. C’est de ce geste que pourra être lavé son costume.
« Les artistes ont marre, la situation de la Soneca devient plus dangereuse et incurable que le Sida ! Il faut attendre la réapparition de Jésus-Christ pour que les dirigeants congolais prennent conscience de leur mission dans les différentes institutions du pays ».
C’est par cette déclaration d’une personne bien connue de la culture congolaise que nous introduisons notre papier sur le mémo du Collectif des Associations Culturelles du Congo.
Regroupant CNPMTC, CIOFF, COPEDIM, UMUCO, ANTPC, ACDITEX, UNAFOCO et AMCC, le Collectif des Associations Culturelles du Congo a transmis un mémorandum au Ministre de la Culture et des Arts sur la situation qui prévaut à la Soneca.
Dans ce mémo, le Collectif des Associations Culturelles du Congo dénonce les irrégularités et réclame la prise de conscience du Ministre de tutelle et du Coordonnateur de la Soneca.
Le mémo parle de la mauvaise foi et du manque de volonté du Coordonnateur de la Soneca et du Ministre de tutelle. Ces derniers refusent d’accélérer les actes de la création de la nouvelle société des droits d’auteur et des droits voisins.
Les deux personnalités tenteraient de créer un bureau des droits d’auteur en lieu et place d’une société. Ce mépris total des recommandations des journées de concertations sur la gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins du plan d’action intégré de stratégies nationales du développement de la propriété intellectuelle 2008-2009 ; du rapport de mission de l’expertise de l’OMPI et autres, auxquels le Gouvernement de la République a souscrit, confirment la mauvaise fois et le manque de volonté de la part de ces deux personnalités.
Le mémo soutient que la Soneca, organe technique du Gouvernement en matière de protection des droits d’auteur et des droits voisins est transformé en un cabinet politique et devient la vache à lait des tierces personnes.
Plusieurs réflexions et lettres relatives à la création de la nouvelle société des droits d’auteur et des droits voisins, soumises à l’autorité du Ministre de tutelle se sont heurtées à une fin de non recevoir.
Quant au Coordonnateur de la Soneca et son comité, le Collectif des associations culturelles du Congo les accuse de se lancer dans des détournements de deniers privés et dans la tentative de la création d’un bureau des droits d’auteur sous l’oeil passif et/ou complice de l’autorité de tutelle. Les droits d’auteur en provinces et à l’étranger échappant carrément aux ayant droits sont dilapidés et détournés.
Le comité actuel d’achèvement de la liquidation de la Soneca ne remplit pas convenablement les missions lui confiées par le législateur à cause de l’immobilisme, de la mauvaise gestion, du non respect des principes de la bonne gouvernance et de la cupidité du Coordonnateur de la Soneca et de son absentéisme caractérisé au lieu du travail, ce que dénote son incapacité et le désintéressement de conduire à bon port les droits d’auteur dans notre pays, affirme le mémo de l’C.A.C.C. qui date du 3 septembre 2009.
La Soneca en liquidation est autorisée à assumer le devoir de perception et de répartition et de distribution.
Mais le comité en place qui perçoit pourtant les droits d’auteur ne les distribue pas aux ayant droits pour des raisons que le Coordonnateur lui-même connaît, ajoute le document dont les copies ont été transmises au Président de la République, au Président du Sénat, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre Chef du Gouvernement et au Vice-premier Ministre en charge des besoins sociaux de base.
Pour être lavé de tout soupçon, le Ministre de la Culture et des Arts doit sauter sur l’occasion pour accélérer le dossier au lieu de le faire moisir dans les tiroirs. C’est de ce geste que pourra être lavé son costume.
(TH/BT/PKF)
B.G./Visa