L’allaitement maternel exclusive jusqu’à 6 mois, le lavage des mains au savon et à l’eau propre, la prise en charge correcte des diarrhées à domicile, l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, etc, sont les pratiques familiales essentielles.
Le secrétaire général à la Santé Pierre Lokadi a procédé mardi au centre d’accueil Monseigneur Shaumba, situé dans la commune de la Gombe, à la cérémonie d’ouverture de la formation des délégués de cinq principales confessions religieuses sur la promotion des pratiques familiales essentielles.
Ces travaux qui se déroulent du 29 septembre au 9 octobre 2009, sont l’œuvre de l’UNICEF, en collaboration avec le ministère de la Santé. Il est destiné à 50 délégués de cinq principales confessions religieuses que connaît la République démocratique du Congo.
Le secrétaire général à la Santé, Dr Pierre Lokadi, s’est dit satisfait du partenariat conclu entre l’UNICEF et les confessions religieuses, qui, à l’en croire, date de l’époque coloniale.
Celui-ci, l’occasion faisant le larron, a loué le rôle efficace des confessions religieuses dans l’encadrement et l’accompagnement des familles dans ce partenariat qui permet d’aller rapidement à l’échelle, tout en contribuant à l’amélioration des indicateurs de survie infantile au Congo/Kinshasa.
Dans un autre registre, ce secrétaire général laisse entendre que ce partenariat servira également de bâtir une communication pour le développement à long terme, durable, porteuse de résultats.
A l’instar du locuteur précédent, la représentante de l’Unicef en Rdc Mme Vu Thi, a révélé que selon les différentes agences de l’Onu, dont l’Organisation mondiale de la Santé, la Banque mondiale et l’Unicef, le nombre d’enfant qui meurent avant leur cinquième anniversaire est en baisse dans le monde, passant de 12, 5 millions en 1990 à environ 8, 8 millions en 2008.
Mme Vu Thi a fait savoir que le nombre absolu de décès d’enfant a chuté en dessous de la barre des 10 millions pour la première fois en 2007 et les chiffres récents confirment cette tendance, qui du reste, est attribué, entre autres au succès des interventions sanitaires pour vacciner les enfants et leur administrer une supplémentation en vitamine A.
Selon elle, d’autres mesures ont également contribué à ce déclin comme l’usage de moustiquaires imprégnées d’insecticide, une mesure de prévention du paludisme d’importance cruciale.
Le nombre de décès imputables à rougeole en Afrique au sud du Sahara a chuté de 89 % entre 2000 et 2007. Une chute remarquable qui s’explique par les efforts menés de concert par les gouvernements et les partenaires internationaux à travers le renforcement des programmes de vaccination.
Quid des résultats attendus ?
Les connaissances ainsi que les compétences des participants en matière de communication pour le développement, sur la SASDE et la promotion des pratiques familiales essentielles seront améliorées à l’issue de cet atelier.
Il en sera de même de la cartographie des interventions,
du plan d’actions par confession religieuse qui seront également disponible.
Des mécanismes de collaboration au sein et entre les confessions religieuses, un cahier de charges des animateurs de confessions religieuses y seront adoptés.
(GM/SM/CL/Yes)
Sylvie Meta/MMC