joseph kabila kabangeLe ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, représentant du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, à la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies en a appelé à la solidarité internationale pour la consolidation de la « paix chèrement acquise, car une République démocratique du Congo apaisée et stable constitue un atout pour le destin planétaire commun ».

Une occasion pour le ministre de saluer les efforts déployés par ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU pour son implication remarquable dans le ce retour à la paix.


Thambwe Mwamba a jeté un regard sur les différentes crises qui secouent la planète. Moyen­-orient, Afghanistan, Irak sont passés au peigne fin. La RD­Congo reconnaît au peuple d’Israël le droit de vivre en paix dans un Etat aux frontières internationalement reconnues, de même qu’elle souhaiterait réitérer que le règlement de ce conflit passé notamment par la reconnaissance du fait que la question palestinienne est au cœur du problème du Moyen­-Orient, remarque le représentant de Joseph Kabila. Au nom de son pays, il a engagé la communauté internationale à l’éradication du fléau du terrorisme afin de permettre à Afghanistan et Irak de reprendre pleinement la place qui est la leur au sein de l’échiquier international.

Par rapport à la région Afrique, Thambwe a mentionné les progrès salutaires réalisés dans la mise en oeuvre des Accords conclus en 2006 entre le gouvernement du Burundi et le FNL, le bon déroulement du Dialogue politique inclusif en République centrafricaine, la nécessaire promotion des relations de bon voisinage entre le Tchad et le Soudan, la promotion, lente certes, mais sûre et résolue de la démocratie ainsi que la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique australe.

« En ce qui concerne la République de Madagascar, je tiens particulièrement à exprimer toute ma satisfaction de la médiation de la Personnalité Eminente de la SADC pour le dialogue politique. Je voudrais ici, réitérer la position de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe, laquelle rejette et condamne toute décision unilatérale qui violerait l’esprit des Accords de Maputo », déclare Thambwe.

Au sujet de la crise financière internationale, l’homme d’Etat RD-congolais, regrette les conséquences considérables. La crise a entraîné un manque de ressources pour financer les infrastructures, des pertes massives d’emplois, l’exacerbation des conflits sociaux, et surtout, au sortir d’un conflit multiforme, le rétrécissement de l’espace budgétaire pour financer l’indispensable restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national en vue de parachever la paix.

thambwePour lui, repenser le système financier international actuel est une urgente nécessité. Il s’est félicité de l’organisation le 22 septembre 2009 de la manifestation de haut niveau sur cette question sur le réchauffement climatique.

« Si nous ne décidons pas du sort des générations présentes et futures sur le réchauffement de la planète et les changements climatiques, si nous ne pouvons prévenir la montée du niveau de la mer, l’avancement du désert, l’extinction des espèces de la biodiversité et autres, notre monde court inexorablement le risque d’une catastrophe dont le continent africain fera les frais en premier », prévient Thambwe.

Il soutient la question de l’adoption de l’Accord post Kyoto susceptible de contraindre les pays pollueurs de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre et compenser financièrement ceux des pays propriétaires de Forêts devrait être sérieusement considérée.

Occasion pour le chef de la diplomatie RD-congolaise de rappeler que son pays représentant plus de la moitié du massif forestier du Bassin du Congo, le deuxième au monde après l’Amazonie, disposé à cet effet d’un atout non négligeable, qu’elle se devra de défendre, lors de la tenue de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, prévue à Copenhague, en décembre 2009.

Thambwe a parlé d’autres questions, telles que la réforme du système des Nations unies, des élections organisées en 2005 et 2006 du rétablissement de la paix en RD-Congo et dans la région des Grands Lacs, des violences sexuelles dont 60% de ces viols sont commis au Nord-Kivu et 20% au Sud-Kivu. « Justice doit être rendue aux femmes et filles violées », tranche Thambwe.


Il a indiqué entre autres que le gouvernement met tout en oeuvre, au travers de chantiers de prospérité dûment identifiés, des programmes pour répondre aux besoins fondamentaux des populations notamment, la santé, l’éducation, l’autosuffisance alimentaire, les infrastructures de base, l’électricité et l’eau potable pour tous, sans oublier évidemment la lutte contre le paludisme et le VIH/SIDA ainsi que la lutte contre la pauvreté.

(DN/Th/GW/Yes)

Tino Mabada/Africa News