sadcLa troisième session du groupe de travail sur les stratégies et la politique douanière de la sous-commission de coopération des pays membres de la Communauté de développe­ment d’Afrique australe ( SADC) a démarré, lundi à Lubumbashi. Elle vise notamment l’amélioration des infrastructures et la mise en oeuvre de la politique de la libre circulation des marchandises et des personnes entre les pays mem­bres.

La ville de Lubumbashi a été choisie pour abriter cet atelier des responsables douaniers de la SADC parce qu’elle constitue le site pilote de transit communau­taire avec les postes douaniers de Johannesburg (RSA), Kazungula (Botswana), en passant par Kasumbalesa (RDC), a expliqué le Secrétaire exécutif de la SADC, Dr Salamao. De son coté, l’administrateur délégué général de l’Office des douanes et accises (Ofida).

Deo Rugwiza, qui préside cette sous-commission, a relevé  l’intérêt que la RDC devra tirer de ces assises. C’est notamment l’amélioration des infrastructures douanières, la mise en oeuvre d’une politique de la libre circula­tion des marchandises et des per­sonnes entre pays membres et la création d’un partenariat fructueux entre la douane et les opérateurs économiques.

Pendant, quatre jours, les experts douaniers des pays membres de la SADC auront également à mettre sur pied un plan stratégique commun de la sous-commission de la coopération douanière. Le gouverneur du Ka­tanga, Moïse Katumbi, a, quant à lui, invité les participants à maté­rialiser les différents programmes prioritaires d’intégration régiona­les.

Cet atelier fait suite au dernier sommet de la SADC tenu a Kins­hasa du 7 au 8 septembre, qui a élu Joseph Kabila à la présidence tournante de l’organisation. Le Chef d’Etat congolais s’est engage à tout mettre en oeuvre pour promouvoir la paix, la sécurité et l’intégration écono­mique. Le Sommet a mis l’accent sur une politique commune de dé­fense et sur les échanges.

Créée le 17août 1992 à Windhoek en Namibie, rappelle-t­on, la SADC compte 15 pays mem­bres. Ces derniers se sont enga­gés dans un processus devant déboucher sur la création d’une zone de libre échange, de l’union douanière, et d’une monnaie uni­que. Kinshasa y a adhéré le 8 sep­tembre 1997.

Vu sa position géostratégique, « la RDC va facili­ter les investissements des ci­toyens de certains pays dans d’autres, favoriser la création d’emplois, et trouver de nouveaux marchés pour ses propres pro­duits », avait expliqué le ministre de la Coopération internationale, Ray­mond Tshibanda, en marge du Sommet de Kinshasa.

(DN/Milor/GW/Yes)

R.O/La Références Plus