mbosoLa réunion de concertation régionale sur les répercussions de la crise financière et économique mondiale en Afrique Centrale tenue du 23 au 24 septembre 2009 à Kinshasa s’est clôturée le vendredi dernier au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa. C’est le Ministre de l’Industrie RD- Congolais, Simon Mboso Kiamputu qui a présidé cette cérémonie au non du Gouvernement. Cette rencontre qui a mis autour d’une table les plénipotentiaires qui représentaient, à l’occasion, les Etats membres de la CEEAC, a débouché sur un dynamisme régional. En effet, les Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont pris la ferme détermination de se prendre en charge, de donner plus de dynamisme à l'effort d'intégration régionale et à concourir, ensemble, vers les objectifs du millénaire pour le développement pour le bien être des populations.

A l'issue de ces travaux, les Ministres de l’économie, des finances, du plan et les gouverneurs des banques centrales nationales des Etats membres ont identifié des domaines d’intervention et ont, ainsi, proposé des mesures appropriées pour atténuer voire éradiquer les effets de la crise financière internationale. Parmi lesquelles, la mobilisation des ressources internes à travers l’amélioration et le rendement du système fiscal, développer une stratégie d’attraction de l’épargne de migrants, etc.

Autre domaine d’intervention identifié, c’est la stabilité macroéconomique. Ici, les Etats membres ont résolu de procéder au recadrage des dépenses à moyen terme et harmoniser la politique monétaire. Quant à l’intégration du système financier régional, les Etats de la CEEAC se proposent de renforcer la coopération entre les Banques Centrales, mettre en place une plate-forme d’échange, créer un fonds de garanti de dépôts et, également, protéger les plus vulnérables. Dans son mot de clôture, le Ministre Simon Mboso s’est dit satisfait du déroulement des travaux.

Il pense qu’au delà de l’identification et de solutions proposées, l’innovation à mettre au crédit de cette concertation de Kinshasa, c’est la mise en oeuvre du mécanisme de suivi de la crise à travers une cellule de veille de la CEMAC avec un timing précis pour l’exécution des différentes mesures proposées. Partant, Simon Mboso a émis le souhait de voir, à l’instar du G-20, la CEEAC se doter dorénavant des mécanismes d’alerte en vue de reconnaître les signes annonciateurs des crises et prendre des mesures préventives pour prévenir ou du moins atténuer l’impact des chocs extérieurs sur les économies des Etats. Il a, par ailleurs, réitéré à tous les visiteurs le vœu d’amitié et de fraternité. Signalons que cette concertation régionale vise à faciliter les choix stratégiques et à favoriser les politiques convergentes au niveau des pays et des institutions communautaires.

Il s’agit également de permettre la mise en place des mécanismes et instruments de soutien aux investissements et l’émergence, dans le cadre de l’intégration régionale, d’un environnement attractif des investissements. Il convient de rechercher collectivement les mesures pour limiter l’impact négatif de la crise et relancer la croissance. Ainsi donc, les conclusions et recommandations issues de cette concertation feront l’objet d’un document de synthèse qui sera soumis à la validation de la XIV session de la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui sera organisé au mois d’octobre 2009 prochain. La crise et ses répercussions.

La crise financière dans les pays développés qui s’est transformée en une grande récession affecte progressivement toutes les économies du monde. En Afrique Centrale la crise est survenue à un moment où la sous région amorçait un tournant, posant petit à petit les fondements de l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté. Les perceptives optimistes de croissance sont maintenant compromises car l’onde de choc de la crise avance rapidement, emportant entreprises, mines, emplois, revenus et moyens d’existence de la sous-région.

En Afrique Centrale, la contraction de la demande mondiale entraîne celle de la demande des matières premières. Laquelle contraction a eu un impact négatif sur la croissance est une des incidences négatives de la crise dont les effets se propagent à travers les canaux suivants: - la baisse de la demande mondiale et du concours des matières premières; la baisse des subventions et prêts pour la micro finance et les risques de non remboursement; la baisse des flux d'investissements directs étrangers; la baisse des transferts des migrants; la baisse de l’aide au développement.

(DN/TH/GW/Yes)

Nicole Lidimbo/La prospérité