Selon les témoignages recueillis sur le lieu du drame par notre source, l’épouse de l’infortuné voulait que celui-ci accepte de vendre une partie de leur parcelle pour que certains de leurs enfants puissent voyager en Europe avec le produit de cette vente, proposition que ne cessait de balayer d’un revers de la main son mari.
La commune de Bumbu a connu il y a quelques jours un drame regrettable qui a mis en émoi toute la population de cette juridiction. En effet, le directeur du Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (Cprk), M. Dido a été tué le vendredi de la semaine dernière. L’auteur de ce crime crapuleux n’est personne d’autre que son épouse. Le défunt a été conduit le mercredi 23 septembre dernier à sa dernière demeure.
Mais, quelles ont été les motivations qui ont conduit son épouse à commettre cet assassinat crapuleux ? Un citoyen domicilié dans la parcelle voisine (derrière l’Institut technique de Bumbu) dans la commune de Bumbu nous dresse le témoignage suivant : « Depuis un certain temps, le foyer de M. Dido vivait une tension.
Tension due au fait que ce dernier, son épouse et ses enfants ne partageaient pas les mêmes vues quant à la vente de la parcelle. Cependant, l’un des enfants parviendra, on ne sait trop comment, à vendre une partie de la parcelle. Ce qui mit Dido dans tous ses états et alla jusqu’à faire arrêter son fils pour le coffrer au Cprk dont il tient la direction. L’arrestation du fils à l’ex-prison de Makala déplut amèrement à la maman qui promit à son époux de lui faire subir un châtiment exemplaire.
Un soir, le défunt se rendit à un deuil d’un de ses amis dans la commune de Bumbu. Au retour du deuil, il rentra chez lui tout saoul et entra calmement en chambre pour dormir. C’est le moment que choisit l’épouse pour pénétrer en chambre et lui asséner plusieurs coups de pilon sur la tête. Il saigna abondamment du nez, de la bouche, des oreilles et même des yeux .Il avait pratiquement rendu l’âme avant son transfert à l’hôpital ».
Un autre témoignage dit qu’après avoir commis son forfait, la meurtrière (son épouse) prit le corps et tenta de faire attacher son coup à un fil pour faire croire que le défunt s’était suicidé par pendaison. Mais, peine perdue… La justice s’est occupée de la meurtrière qui, pour le moment, est en train de méditer son forfait entre les quatre murs à l’ex-prison de Makala. Son procès, indique-t-on, ne tardera pas à se tenir.
Le décès du directeur du Cprk a ému tout le monde, y compris toute la communauté des prisonniers qui ont reconnu en lui un homme brave, aimable et gentil qui faisait son travail avec beaucoup de compétence. Il est à noter qu’il a œuvré à ce poste depuis l’entrée des troupes de l’Afdl en 1997 jusqu’à ce jour. Jeune frisant la cinquantaine, Dido a mérité de la confiance de ses chefs hiérarchiques.
(CL/Yes)
L’Avenir