letermeLors de sa première sortie médiatique sur la politique qu’il attend mener au ministère belge des Affaires étrangères, le remplaçant de Karel de Gucht cite trois domaines d’action pour la Rdc qui vont sans doute être déterminants dans le renforcement des liens bilatéraux.

Marquées souvent par des tumultes interminables, les relations belgo-congolaises tendent visiblement à s’améliorer, ces derniers temps, de par la volonté politique de Bruxelles et de Kinshasa. On assiste  à un nouveau départ après l’ère de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Karel de Gucht devenu commissaire européen aux affaires humanitaires et développement et son remplacement par Yves Leterme. Cette volonté est matérialisée, d’autre part, par l’échange  de nouveaux ambassadeurs notamment Dominique Struye à Kinshasa et Henri Mova Sakanyi à Bruxelles, tous animés par le souci de soigner l’image de marque de rapports bilatéraux.

Quant au nouveau chef de la diplomatie belge, sa première sortie médiatique sur la Rd Congo inaugure d’un style rompant avec le passé même s’il y a lieu de reconnaître qu’en matière de relations internationales, la politique étrangère d’un pays ne change nullement sans tenir compte des circonstances et des intérêts vitaux.

A l’occasion de la présentation d’un livre collectif sur la réforme au Congo à Bruxelles, la semaine dernière, Yves Leterme a eu des mots justes dans sa bouche pour situer le contexte dans lequel il place sa mission en rapport avec la République démocratique du Congo. Il a, dès lors, mis l’accent sur la nécessité de « plus de cohérence » de leurs actions en Rdc et son intention de poursuivre les grandes lignes de la politique de son pays vis-à-vis de son ancienne colonie.

A l’instar de ces prédécesseurs, il a reconnu que « l’approche générale est en tout cas celle d’un partenariat d’égal à égal ». Le locataire de la Rue des Petits Carmes à Bruxelles a, à cet effet, souhaité que « tout » soit mis en œuvre pour « briser le cycle » des relations tumultueuses entre Bruxelles et Kinshasa sans cesse marquées par « des hauts et des bas », en apportant plus de sérénité dans ces relations. Pour lui, la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Rdc, en 2010, est l’occasion toute rêvée pour le faire.

La main sur le cœur, Yves Leterme a indiqué que son pays a « parfois raté des rendez-vous » de l’histoire du Congo, mais ce pays a toujours été « un fil rouge » de la politique étrangère de la Belgique ; celle-ci a cependant « parfois eu le sentiment que ses efforts n’étaient pas assez appréciés ». D’où sa promesse d’inscrire son action dans cette ligne.

Il a cité, à cette occasion, trois domaines d’action sur lesquels il va consacrer ses efforts : la stabilisation de l’Est du Congo où il assure que « la situation évolue favorablement », les effets négatifs de la crise financière internationale sur le budget congolais pour laquelle il estime qu’ « il faut améliorer la gestion pour accroître les recettes », mais « il faut aussi un appui supplémentaire » de la communauté internationale, la tenue d’élections locales l’année prochaine qu’il considère être « une étape importante que la Belgique est disposée à soutenir y compris financièrement ».

De l’avis des observateurs avertis, les propos tenus par le nouveau ministre belge des Affaires étrangères tranchent réellement avec le langage de bois habituel, cependant le changement attendu dans les relations bilatérales ne pourrait se concrétiser que sur le terrain dans l’entente mutuelle, la bonne compréhension à travers des actions concrètes dans le respect de la souveraineté de chaque pays.

On loue, d’ores et déjà, l’aide au développement que fait bénéficier la Belgique au Congo, la formation des militaires congolais, la réouverture du consulat belge à Lubumbashi et de l’antenne de la coopération, le 14 septembre dernier, marquée par la présence de Charles Michel, ministre belge à la Coopération et au Développement. La volonté politique qui anime les deux capitales aura indiscutablement des effets bénéfiques sur le renforcement des relations bilatérales, au cas où les nuages ne venaient plus à assombrir l’horizon. Un vœu qui n’est nullement pieux.

« La RDC modèle de tolérance » affirme l’ambassadeur des USA à Kinshasa

« Les attaques terroristes contre les Etats-Unis du 11 septembre en 2001  furent des actes de la pire sorte d’intolérance. Aujourd’hui, à l’occasion du  8ème anniversaire de ces évènements horribles, nous avons choisi de les commémorer en célébrant la tolérance. C’est pourquoi, nous avons invité plusieurs responsables des confessions religieuses locales afin de discuter comment les communautés de croyances différentes puissent vivre ensemble en paix, ici et partout ailleurs. Alors que la RDC s’inspire souvent des modèles de développement économiques et des institutions démocratiques d’autres pays, le reste du monde pourra apprendre des Congolais comment être plus tolérant à l’égard de ceux qui professent une croyance religieuse  différente de la leur ».

Ces propos sont de l’Ambassadeur des USA en RDC, William Garvelink, qui les a tenu récemment à Kinshasa, à l’occasion de la commémoration du 8è anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

A la même occasion, le Chef de la diplomatie américaine en RDC saluait le pacifisme des religieux Congolais, et Kinois en particulier.

« Nous félicitons la population kinoise et leurs dirigeants religieux pour la tolérance et pour le rôle positif que les institutions religieuses jouent dans cette ville. Nous voulons qu’elles sachent que l’Ambassade américaine est une amie de toutes les croyances, et que l’encouragement de la tolérance religieuse est un but important de notre mission. Nous espérons vivement travailler ensemble avec nos nouveaux amis afin de propager un message d’espoir et de foi pour la construction d’un lendemain meilleur », a conclu Garvelink.

(DN/Tkm/GW/Yes)

La République/Forum des As