Entre la FEC et l’OCC, ces jours derniers, on avait atteint la température de fission. Comme chat et souris, l’une et l’autre avaient entrepris des campagnes de diabolisation, passant des quolibets aux tentatives de manipulation de l’opinion et de l’autorité.
La RDC est passée au-dessus du volcan. Heureusement que le gouvernement est sorti de sa somnolence. Ainsi donc, grâce à l’arbitrage du Conseil des ministres tenu la semaine passée, l’Office congolais de contrôle ne percevra pas les 3% tant revendiqués, en guise de prestations sur la valeur CIF de toute marchandise importée contrôlée.
Ainsi, la Fédération des entreprises du Congo a-t-elle réussi à mettre les opérateurs économiques à l’abri de la contrainte « boulimique injustifiée » à laquelle tentait de les soumettre, depuis quatre ans, le bien nommé OCC.
Le bras de fer a pris fin. Provisoirement. Le gouvernement ayant coupé la poire en deux, les nouvelles règles du jeu réajustent légèrement le taux de la taxe de prestation à bouffer par l’administration de l’Office.
Il passe de 1,5% à 2%. Bras de fer ? Ce n’est pas une vue d’esprit. Je n’ai pas assez d’espace pour vous conter l’intensité de la tension qui avait prévalu entre, d’une part, l’OCC et la FEC, et d’autre part, entre l’OCC et le ministre de l’Economie nationale et commerce, autorité de tutelle, accusé de manger dans la main des opérateurs économiques en échange d’un soutien politique à leur démarche « oppositionnelle ».
La controverse autour du taux de la taxe de contrôle n’aura pas, après tout, fait des victimes graves. Grâce à la sagesse déployée tardivement par le gouvernement, aucun des protagonistes n’aura perdu la face dans la bagarre.
Pourquoi ? Because, pour rejeter les prétentions originelles de l’OCC, hier comme il y a quatre ans, l’Exécutif a tenu compte de considérations d’ordre social, économique et financier. Il a concilié les intérêts de l’OCC et de la FEC.
C’est-à-dire ceux de l’opérateur public et ceux des privés. En ceci, il a donné un signal clair le dédouanant d’asphyxier le climat des affaires. Le récent rapport « Doing Business » de la Banque mondiale est-il si dissuasif ?
Pour rappel, le rapport avait classé pour la deuxième année consécutive la RDC à la 182ème position sur 183 pays du monde, où subsistent des tracasseries qui repoussent les investisseurs. Félicitations donc pour l’armistice intervenu entre le contrôleur et les businessmen !
(CL/PKF)
Le Potentiel