joseph kabila kabangeDans les salons huppés de Kinshasa, ainsi que dans les colonnes de certains tabloïds paraissant dans la capitale, il a été fait état de la présence de Joseph Kabila à la 64ème Assemblée générale de l’Onu dont le débat général va s’ouvrir ce mercredi 23 septembre à New-York.

Mais, il revient à nos fins limiers d’apprendre que, contrairement  à des rumeurs, le Président congolais ne sera pas présent aux travaux de cette importante rencontre. J. Kabila préfère se consacrer à certaines charges d’Etat urgentes qui se posent à la nation.


Mais, la Rdc ne sera pas pour autant absente à New-York. En effet, une importante délégation, conduite par les ministres Raymond Tshibanda et Thambwe Mwamba, a quitté le pays et va valablement représenter notre pays à ces assises.

Ce qu’il faut savoir sur cette Assemblée générale

Cette 64ème Assemblée générale qui aura lieu à New-York, se tiendra du 23 au 30 septembre, en présence des Chefs d’Etat et des ministres de plus de 190 pays membres. Le thème prévu est : « L’Impact de la crise alimentaire mondiale sur la pauvreté et la faim dans le monde et la nécessité de démocratiser les Nations Unies ».

Il est à noter que le Président libyen, Mouammar Kadhafi, a proposé à l’Onu de démanteler la Suisse, pays avec lequel il est en conflit. Quand on sait que le prochain président de l’Assemblée générale de l’Onu sera All Abdessalam Treki, ministre libyen chargé des Affaires avec l’Union africaine, on comprend pourquoi la Suisse a pris cette idée quelque peu loufoque du leader libyen au sérieux.

C’est pourquoi, la Confédération suisse a envoyé à New-York une forte délégation composée du Président de la Confédération, Hans Ruddf Merz, et de trois ministres dont Micheline Calmy Rey des Affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, nous venons d’apprendre que l’Onu a déjà jeté aux orties, la demande de Mouammar Kadhafi concernant la Suisse. « Aucun membre de l’Onu ne   peut   menacer l’existence ou la souveraineté d’un autre Etat membre », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général.

Le Chef de l’Etat vivement attendu en visite dans le Mai-Ndombe au Bandundu

Les chefs coutumiers du district du Maï-Ndombre, membres de l’ANATC (Association nationale des autorités traditionnelles du Congo) souhaitent voir le Président Joseph Kabila Kabange insérer aussi le district du Maï-Ndombe dans son programme de visites d’itinérance à travers le territoire national pour se rendre compte, non seulement de l’effectivité du desiderata de ses populations, mais aussi du retard de développement de ce district par rapport à d’autres entités du pays, a déclaré dimanche à la presse un des chefs coutumiers en séjour médical à Kinshasa.

« Les congolais sont aujourd’hui à plus ou moins deux ans de la fin du premier quinquennat du chef de l’Etat, issu des élections libres et démocratiques de 2006 sans que le district du Maï-Ndombe appelé à s’ériger en province ne soit doté d’un quelconque programme visant son développement », a noté l’autorité traditionnelle, regrettant que depuis l’avènement de l’AFDL en 1997, des visites des autorités nationales ou parlementaires se font rares au Maï-Ndombe, où personne n’a osé palper du doigt sa précarité doublée de la misère de ses populations. Pour l’autorité traditionnelle du Maï-Ndombe, l’insécurité en RDC n’est pas seulement le fait des crépitements des armes mais c’est aussi le manque d’infrastructures routières, scolaires, sanitaires, communicationnelles et industrielles dont est tributaire cette partie de la province du Bandundu, victime, a-t-elle affirmé, d’une marginalisation planifiée.

Si la population impute l’absence au Maï-Ndombe de tout programme de développement à l’irréalisme politique et économique de ses représentants au niveau national et provincial, le pouvoir coutumier pense, quant à lui, à un jugement indigne d’estime ou à une injustice des décideurs vis-à-vis de ce district dont les potentialités économiques et intellectuelles ne sont pas à démontrer, a fait remarquer le chef coutumier. L’autorité coutumière a conclu par réitérer son souhait et celui de ses pairs de voir le Chef de l’Etat prendre de vive voix langue avec les filles et fils du Maï-Ndombe, qui tiennent à le voir et à le saluer physiquement, à l’instar de ceux d’autres provinces du pays qu’il a déjà visitées.

(DN/TH/Yes)

Le Palmarès/ACP