Pour mémoire, « Sangisa Sangisa » tire son étymologie du Lingala, l’une des langues nationales de la République démocratique du Congo, qui signifie littéralement « méli melo ».
Un terme évoquant un certain malaxage culturel et artistique, qui met en évidence le caractère universel même de ce collectif des artistes de multiples disciplines. Sur la place Vansa Western dans la ville de Cape Town en Afrique du sud, les artistes congolais regroupés dans un collectif nommé « Sangisa Sangisa » vont exposer leurs œuvres du 21 septembre au 2 octobre prochain pour le compte d’Exhibition, performance, installation and painting.
Concernant l’historique de ce regroupement de ces artistes, c’est une idée qui a longtemps germé dans le cœur de l’artiste peintre congolais, Philippe Kayumba Wayafolo, appuyé par son confrère Many Libuta ; ces deux porteront alors officiellement la création de ce collectif artistique qu’ils vont nommer « Sangisa Sangisa workshop », et c’est en septembre 2008 que cette idée s’est matérialisée en terre sud africaine, précisément dans la ville de Cap Town où ils résident.
Pour mémoire, ce nom « Sangisa Sangisa » tire son étymologie du Lingala, l’une des langues nationales de la République démocratique du Congo, qui signifie littéralement « méli melo ». Un terme évoquant un certain malaxage culturel et artistique, qui met en évidence le caractère universel même de ce collectif des artistes de multiples disciplines.
C’est sous ce nom prédestiné que ce collectif convie tous ceux et celles qui ont les mains habiles, créatives et ayant un goût prononcé pour la beauté, l’agape artistique et spirituelle en savourant la variété des genres artistiques ; la peinture, le dessin graphique, la sculpture de recyclage, la photographie, les installations multimédias, l’art de la récupération et du détournement, la performance, la danse contemporaine, le ballet, la calligraphie sur pierre…
À travers la définition du concept, ce groupe qui se veut cosmopolite entend rapprocher en son sein les artistes de toutes les formes de l’art ; peintres, sculpteurs, calligraphes, céramistes, danseurs, écrivains… venant des quatre coins de l’Afrique, en un mot de tous ceux qui sont épris des beaux-arts et qui aspirent à la valorisation et l’émancipation de l’art dans sa diverse technique.
Question pour eux de diversifier les cultures, les styles et les techniques pour constituer ainsi une synergie pouvant mieux faire parler, dans la plénitude du terme la matière inerte, en la remodelant au profit de l’esthétisme et par le biais du génie créateur, qui fonctionne au dépend de sa capacité morale et intellectuelle.
L’esprit de jugement, de discernement, de l’imagination et de la recherche de goût du beau procure beaucoup d’atouts qui sont une richesse inestimable. Ce collectif de jeunes créateurs du monde artistique explorent avec passion et engagement la création libre et innovante des œuvres.
Constitué de jeunes artistes pluridisciplinaires, tout en demeurant eux-mêmes, ces jeunes congolais artistes bien qu’ils vivent loin de leur terre natale, ils œuvrent dans ce domaine pour faire valoir les arts visuels contemporains africains.
Ce groupe d’artistes a, en son sein, quelques dinosaures du monde des arts tels que ; Erick Gbolia (Rdc), Many Libuta (Rdc), Janet Botes (South Africa), Ley Mboramwe, Dominique Jossie (South Africa), Philippe Kayumba (DRC) qui tient la tête du groupe, Raphael Kalala Lusengu (Rdc), Erick Phanzu (Rdc).... Ce groupe est aussi un véritable cadre d’échanges et de conjugaison d’efforts dans la consolidation de la liberté d’expression et de pensée pour la jeunesse africaine.
Leurs actions sont articulés autour du concept de "Sangisme" qui est, en définitive, un mouvement révolutionnaire de l’art en Afrique du sud et qui s’oppose en quelque sorte à l’art colonial et académique. Ce Collectif s’enracine dans la création d’un nouveau langage artistique pour ouvrir et explorer ce domaine.
(Milor/BT/PKF)
Onassis Mutombo/L’Avenir