L’artiste Lufua à qui l’on doit la célèbre statue du batteur de tam-tam ayant fini par symboliser la Fikin n’avait pas créé cette œuvre au hasard ; il avait été inspiré par un authentique et virtuose batteur de tam-tam dont le talent n’avait pas été reconnu à sa juste valeur et qu’il sied d’honorer même après sa mort
Tout est parti de l’année 1969 à l’Occasion de laquelle, la première Foire internationale de Kinshasa. (Fikin) avait ouvert ses portes. En Afrique subsaharienne, plus particulièrement en République démocratique du Congo, le tam-tam constitue un incontournable moyen de communication.
C’est la raison pour laquelle, l’artiste André Lufwa qui avait obtenu de la hiérarchie le marché consistant à faire de ce forum un message que le gouvernement venait de lancer au monde des affaires mieux, aux investisseurs de tout acabit s’en est, sans plus attendre, remis au virevoltant batteur de tam-tam et champion de la province du Bas-Congo dont les prouesses ont été rendues possibles lors de la séance nationale d’animation organisée par le Mouvement populaire de la révolution, Parti-Etat.
C’est ainsi que depuis l’année d’ouverture, les visiteurs (tout âge et sexe confondus), exposants et touristes appréhendent en toute justesse la profondeur du message de l’artiste André Lufwa à travers sa gigantesque sculpture dressée à l’entrée principale de ce manifeste lieu d’intenses contacts.
En fait, en la faveur des pages de l’histoire, il est intéressant, voire historique de dire à l’intention de l’opinion proche ou lointaine que ce mémorable batteur de tamtam a bel et bien existé.
De son vrai nom Nkumbi- Kinkumbila, l’illustre batteur de tam-tam est originaire de la province du Bas-Congo, territoire de Mbanza-Ngungu, secteur de Kimpese et du village de Panza-Kama donc, de la tribu Ndibu. Il a vu le jour en 1928 et a quitté cette terre des hommes au mois de septembre 2008. Il n’a laissé ni femme ni enfant. Puisque dit-on, c’est en forgeant que l’on devient forgeron, ce mémorable homme a débuté avec le tam-tam en 1954 dans son village.
Ces performances ont éclaté au grand jour lorsque le Mouvement populaire de la révolution de la province du Bas-Congo l’avait repris dans son groupe d’animation.
Des sources concordantes affirment que M. Nkumbi-Kinkumbila avait, outre le parti de feu le maréchal, été l’objet de plusieurs sollicitations sensiblement payantes, mais dont les produits constitués des espèces sonnantes et trébuchantes, cadeaux, dons et legs, prenaient une destination inconnue de sa famille biologique.
En souvenir à sa mémoire, celle-ci souhaiterait voir les autorités de la Fikin, des ministères de la Culture et des Arts, de l’ Environnement, Conservation de la nature et tourisme, du gouvernorat de la province du Bas-Congo, se souvenir, d’une manière ou d’une autre, de ce brave batteur de tam-tam jamais égalé sur l’ensemble de la province portuaire du Bas-Congo mort, à l’instar du doyen Wendo, dans une pauvreté indicible du fait qu’il n’a du tout rien laissé au siens, même pas une maison en matériaux durables.
Dans le cadre de la solidarité reconnue aux hommes de culture, il y a nécessité que ceux-ci puissent avoir une pensée pieuse en sa mémoire par la pose d’une pierre tombale au village Panza-Kama à 102 km de Kimpese, cité où repose pour l’éternité son corps.
La fin justifiant toujours les moyens, il serait utile que ceux qui appartiennent aux ministères susnommés puissent se faire violence, pour voir dans quelle mesure ils pourront s’organiser afin de rendre un hommage mérité à cet invincible batteur de tam-tam tel qu’ils le font maintenant avec tous les artistes qui nous ont quitté.
Et du fait qu’il a réussi cet exploit lors du gouvernorat de Maman Nzuzi wa Mbombo, présidente du Mpr fait privé, cet appel pathétique lui est également adressée, simple question de prendre contact avec son neveu Peter au n°0990388776.
Cette requête est encouragée du fait que grâce à son géant tam-tam, la Nation congolaise continue à lancer son message de partenariat à tous les hommes qui ont choisi ce pays comme le leur, afin d’investir nombreux chez nous, surtout en cette période des cinq chantiers de la République.
(TN/TH/GW/Yes)
Marcel Masani Selo/Le Palmarès