Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi s’inquiète de la hausse « exa­gérée » de prix des produits de première nécessité. Il a incriminé le « Bureau of ins­pection valuation assement ceniral » (Bivac), qui a revu à la hausse les frais imposés, aux opérateurs économiques à la frontière. Katumbi l’a fait savoir aux opérateurs écono­miques, vendredi au cours d’une rencontre tenue au gou­vernorat de province.

Le gouverneur de la pro­vince du Katanga prend pour exemple les frais de dédoua­nement à payer pour une tonne de chinchard, appelé « Thomson » ou « Mpiodi ». Avec la présence de Bivac à la douane de Kasumbalesa, les frais sont passés de 450 USD à 800 USD la tonne.

Ce que le gouverneur trouve exorbitant. Les conséquen­ces sont telles que les prix sur le marché local prennent aussi de l’ascenseur. Car, le commerçant se rabat sur le consomma­teur pour récupérer son argent et faire de bénéfices, a indiqué Moïse Katumbi Chapwe.


Il a sollicité à Bivac de geler soit de surseoir à sa tarification les frais fixés pour le dédouanement des quatre articles princi­paux. Il s’agit du poisson, du sucre, de la farine de maïs et de l’huile de cuisson.

Bivac, pour sa part, a indiqué que les frais sont d’abord proposés à l’Office des doua­nes et accises (Ofida), qui a le pouvoir de les accepter ou non. Et s’il faut les revoir à la baisse, l’autorité devra leur adresser une demande écrite.

Cette rencontre s’est déroulée en pré­sence des représentants de l’Ofida, de l’OCC, du service de la Quarantaine ainsi que de leurs partenaires à savoir CTC et Bivac.

Le gouverneur a aussi demandé à l’Office, et à l’Office congolais de contrôle (OCC) d’accélérer les procédures de dé­douanement. Actuellement, certaines marchandises sous douane prennent 3 jours, au lieu d’un seul auparavant, pour être libéré.

(CL/PKF)

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