Selon  le  président de  la Commission nationale commerce et PME de la FEC, Dieudonné Kasembo Nyembo,   les  opérateurs économiques membres de cette fédération, concernés par les opérations de dédouanement (les gros importateurs,  les commissionnaires en douane et  les agents maritimes) ont noté à  l’issue d’une réunion sur  la situation prévalant dans  le secteur économique, que le  processus de dédouanement des marchandises est aujourd’hui entravé par un blocage volontairement entretenu au niveau de l’OCC.

En effet, compte tenu des dispositions contenues dans l’accord signé entre  le gouvernement et BIVAC, l’OCC fait obligation à tout opérateur économique détenteur de licence ou  pas, de payer ses prestations à l’importation au taux de 3% de la valeur CIF de  la marchandise faute de quoi, il bloque  les attestations de vérification empêchant ainsi  la  poursuite normale des  opérations de dédouanement.

Par ailleurs, ce blocage entraîne le paiement des frais énormes au titre de surestaries, magasinage et des retards de  livraison avec comme conséquence la rareté des produits sur  les  marchés et la hausse des prix.

Les  opérateurs économiques demandent aux ministres des Finances et de  l’Economie nationale et Commerce de faire respecter strictement  les termes du contrat signé avec BIVAC, aux banques commerciales de  ne  pas exécuter les notes de débit de l’OCC calculées aux taux irrégulier de 3%.

Tandis qu’ils  demandent à BIVAC de remettre directement les attestations de vérifications aux opérateurs économiques au  lieu de les faire passer par l’OCC qui en use comme instrument de chantage et de blocage.

La FEC accorde à  l’OCC 7 jours de revenir sans délai au strict respect de dispositions  légales notamment celles relatives au contrat avec BIVAC faute de quoi ses affiliés se sentiront libres d’ignorer l’OCC et liquideront toute la procédure de dédouanement au niveau du guichet  unique tel que recommandé  par les autorités congolaises.

(Milor/CL/PKF)

ACP