Une marche de protestation contre le gouvernement sera organisée d’ici la fin de la semaine dans toutes les provinces de la RDCongo. Les journalistes vont marcher pour faire pression aux détenteurs du pouvoir qui se sont montré incapables de les sécuriser.

Réunie autour de la Présidente de l’Union Nationale de la Presse du Congo, Mme Chantal Kanyimbo, ce lundi 14 septembre dans la salle des réunions de l’Unpc, toute la presse du Congo a décidée de battre le macadam, du siège de l’Unpc jusqu’au Palais du Peuple, afin de déposer un mémorandum aux élus du peuple.


Dans cet échange des stratégies entre les hommes et femmes des médias, il a été retenu que la presse doit prendre ses responsabilités en tant que 4ème pouvoir. Celles de décréter une journée sans médias, à travers tout le territoire national impliquer les organismes internationaux partenaires dans cette affaire mener des enquêtes pour déceler pourquoi les journalistes ne sont pas protégés et restent une cible privilégiée des aventuriers, en provinces comme dans la capitale Kinshasa.

« Les journalistes doivent prendre ce problème au sérieux, à dit Chantal Kanyimbo, qui a fait voir à ses invités qu’ils ont toujours parlé des autres sans pouvoir parler d’eux-mêmes. Cette fois ici ou rien, a-t-elle déclaré, le Gouvernement doit nous dire pourquoi nous ne sommes pas sécurisés. Fustigeant l’incapacité du Pouvoir à rassurer la presse, l’Unpc se lance dans la mobilisation de toute la presse du Congo pour dire, trop c’est trop à l’indifférence et à l’immobilisme des gouvernants à prendre à bras le corps ce problème et chercher des solutions qui s’imposent.

C’est pour cette raison que dans les tous prochains jours, des banderoles, calicots, et effigies de tous les journalistes  assassinés, seront visibles, que ça soit dans la rue où à la télévision. Ainsi, il incombe à la presse écrite et à l’audio­visuelle de consacrer de l’espace, afin de montrer à l’opinion combien elle est déstabilisée et qu’elle a aussi le pouvoir de déstabiliser ceux là même qui l’agitent.

L’Unpc et toute la presse restent unanime pour réclamer que justice soit faite. Espérant que l’Etat congolais va allouer des moyens pouvant permettre à la police et à la justice de mener des enquêtes, pour dénicher et sanctionner sévèrement les commanditaires et les hommes de main, nous osons croire que toute la vérité sera dite, en commençant par découvrir les auteurs des messages de menasses de mort proférés contre les 2 journalistes de la Radio Okapi et l’autre de Maendeleo, toutes à Bukavu.

Pour se régler de compte, les hommes politiques utilisent les médias. Au moment où la presse est en difficulté, c’est toujours les mêmes qui se montrent incapables de la sécuriser, a lancé un confrère visiblement consterné. Preuve, depuis les assassinats de Fanck Ngike, Bapuwa Muamba, Serge Maheshe, Didas Namujimbo et plus récemment, Bruno Chirambiza, aucun résultat escompté n’a été enregistré.

Comme on peut bien s’en rendre compte, la presse la raison de se poser mille et une questions, de savoir, pourquoi ces morts, et qui en profite. Parce qu’on ne peut être mieux servi que par soi-même.

De ce fait, toute la presse doit se mobiliser, pour sortir dans la rue et participer à la marche de protestation contre le gouvernement de sorte qu’il se rende compte de la gravité de la chose et qu’il prenne des mesures avant que le pire n’arrive. Après cette marche, l’UNPC décrétera une journée entière sans médias à travers toute la RDC.

(Milor/GM/PKF)

Urbain Kidindi/La Prospérité