boshabDéputés et sénateurs ont repris le chemin de l’hémicycle du Palais du peuple, ce jeudi 15 septembre, après trois mois de vacances parlementaires pendant lesquelles, ils ont pu non seulement se ressourcer auprès de leur base respective, mais aussi prendre la juste mesure des conditions difficiles dans lesquelles vivent les populations.

Au cours de son discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre, Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, a noté qu’en  dépit des efforts déployés beaucoup reste encore à faire pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la population congolaise.


« Ces conditions nous imposent, en tant qu’élus, des sacrifices supplémentaires à consentir pour que, par notre travail, la population puisse jouir réellement de ses droits et libertés fondamentales à travers les différentes réformes tendant à placer le citoyen au centre de tous les objectifs de notre développement national », a déclaré Boshab.

Sur un autre registre, le président de la chambre basse a relevé que la date du 15 septembre, qui coïncide avec la rentrée parlementaire, a été proclamée et instituée journée internationale de la démocratie par l’Assemblée générale des Nations unies.

Pour cette année 2009, l’Union interparlementaire organise, a-t-il indiqué, une série d’activités sur le thème « Démocratie et tolérance en politique ». Evariste Boshab a souligné que  ce thème, qui consacre la diversité d’opinions ; le respect de la libre pensée et l’instauration des mécanismes de résolution pacifique des conflits ; est une interpellation pour tous.

Et Boshab de citer le Premier ministre Michel DEBRE qui disait : « assurer la dignité et la liberté est le premier devoir politique ». Il en a déduit que «  notre lutte commune devra permettre à la majorité des Congolaises et Congolais de participer à la redéfinition de notre économie dans une conjoncture mondiale assez difficile. Cette lutte impose aux dirigeants politiques, de s’investir pour l’émergence d’une classe moyenne entreprenante et stable ».

La session qui commence étant essentiellement budgétaire, l’Assemblée nationale entend déployer des efforts afin qu’à travers le projet du budget de l’Etat, la réforme budgétaire devienne effective pour que les méthodes de gestion en Rdc soient adaptées aux règles de bonne gouvernance et de transparence financière.

Cependant, le président du bureau de la chambre basse a déploré l’absentéisme, « une gangrène qui mine le travail parlementaire en faisant porter le poids de la production législative sur certains députés seulement qui sont assidus ».

E. Boshab a annoncé que les articles 85 et 107 du règlement intérieur relatif à l’absentéisme seront appliqués car, « comment exercer le droit de contrôle envers les autres tout en n’étant pas exigeant envers soi-même ».

Il a déclaré qu’au cours de cette session, l’Assemblée nationale compte imprimer une dimension spéciale aux contrôles parlementaires qui s’effectueront dans le seul intérêt de l’Etat congolais et de l’image de marque de la chambre basse qu’il faut sauvegarder. «  Nous devons donner suite aux nombreuses initiatives de contrôle prises par les députés et procéder, sans complaisance, à l’évaluation de la mise en œuvre de nos différentes recommandations et résolutions adressées au gouvernement », a affirmé Evariste Boshab.

Ainsi, la représentation nationale exigera du gouvernement non seulement un rapport d’exécution du budget 2009, mais aussi un rapport sur l’exécution des recommandations lui adressées par l’Assemblée nationale.

La cérémonie d’ouverture de la deuxième session annuelle du Parlement a été rehaussée de la présence de plusieurs invités de marques, notamment, des membres du gouvernement conduits par le Premier ministre Adolphe Muzito, des ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques ainsi des représentants des organismes spécialisés des Nations unies et des organisations internationales.

(TN/Yes)

Théodore Ngangu/MMC