Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo Bononge, a procédé hier lundi à l’hôtel Sultani, à l’ouverture de l’atelier du Projet forêts et conservation de la nature (PFCN). A cet effet, il a déclaré que l’objectif principal de cet atelier était d’informer toutes parties prenantes sur les éléments essentiels de ce projet, à savoir ses objectifs, ses composantes, sa structure organisationnelle, ses procédures d’exécution et les résultats concrets attendus pour les cinq prochaines années.

A titre d’illustration, a expliqué le ministre, plutôt que d’aller en ordre dispersé en menant des actions isolées comme le faisaient jusqu’alors certains partenaires à la mise en œuvre, il faut aller vers des actions concertées et coordonnées qui visent l’atteinte des objectifs du projet dont l’un des plus importants est la contribution à l’amélioration des conditions d’existence des populations détentrices des ressources forestières et qui en dépendent pour leur survie.

Le ministre de l’Environnement a ensuite présenté le profil ainsi que quelques points saillants susceptibles de contribuer à la réussite de ce projet au regard des objectifs poursuivis. Il a énuméré quelques points sur les plans organisationnel, financier et technique. Sur le plan financier, il a indiqué que le coût total du projet s’élevait à 70 millions Usd financés par un don de l’IDA de 64 millions Usd et un don du FEM de 6 millions Usd.

Les fonds mis en œuvre dans ce projet (85 millions Usd) sont ventilés de la manière suivante : renforcement institutionnel du ministère (37,2 millions, soit 43,80%) ; participation des communautés à la gestion des forêts (20,9 millions, soit 24,70%) ; gestion participative des aires protégées (4,1 millions, soit 4,80%) ; mise en œuvre du plan de gestion environnemental et social (2,5 millions, soit 2,90%) ; provisions pour aléas (5,3 millions, soit 6,20%) ; et contribution de la RDC (15 millions Usd, soit 17,60%).

Sur le plan technique, a-t-il noté, l’exécution des activités est entièrement confiée au ministère de l’Environnement; à travers ses directions techniques et l’Institut congolais pour la conservation de la nature et, par délégation de maîtrise d’ouvrage, à des organisations non gouvernementales internationales et nationales qualifiées et expérimentées qui entreront en compétition en respectant les règles et procédures fixées par la Banque mondiale et reprises dans un manuel.

La directrice des opérations de la Banque mondiale en RDC, Marie Françoise-Marie Nelly a insisté particulièrement sur trois points. Elle a d’abord félicité le ministère pour avoir fait démarrer ce projet dans le délai convenu avec la Banque mondiale. Elle s’est ensuite réjouie du fait que le projet soit piloté directement par le ministère et non par une unité opérant dans le secteur de l’environnement. Enfin, elle a exprimé sa joie de voir l’implication effective des provinces, représentées par les ministres provinciaux de l’Environnement.

Le nouveau secrétaire général à l’Environnement, Mbuta Likunde a, de son côté, déclaré que ce projet était le fruit de la coopération entre la RDC et la Banque mondiale. Pour lui, ce projet constitue une réponse appropriée à de nombreux défis que le changement climatique impose à la RDC. « Nous devons trouver des solutions pour notre pays », a-t-il conclu.

Bandundu, Equateur et Province Orientale en test de sensibilisation autour de la revalorisation des forêts congolaises

Le Réseau ressour­ces naturelles (RRN) a pro­cédé au lancement dans sa campagne de sensibilisation sur le processus de Réduc­tion des émissions dues à la déforestation et à la dégra­dation des forêts (REDD), le samedi 12 septembre 2009 au siège de ce réseau dans la commune de Ba­rumbu. « Avec Copenhague et après... Sensibilisation au processus REDD » est le thème de cette campagne.

Avec la modération de Me Bienvenu Imboko, point focal de RRN/Kinsha­sa, l’abbé Wily Loyombo et Adrien Sinafasi de la Dyna­mique du groupe des peuples autochtones (GDPA) et Me Roger Mutsuba du Groupe du travail Climat et Redd ont donné le contenu de cette sensibilisation et les étapes. L’objectif poursuivi est d’informer les popula­tions locales et autochtones en particulier et les Congo­lais en général sur ce pro­cessus pour amener tout le monde à changer son com­portement vis-à-vis de la fo­rêt et que le gouvernement s’engage effectivement.

La société civile compte traduire et vulgari­ser les principes d’Accra, lesquels ont été élaborés par les sociétés civiles du Nord et du Sud (Caucus d’Accra). Les communautés locales seront consultées sur le principe de consente­ment, informé et préalable pour avoir leur position. Les députés provinciaux et les autorités provinciales se­ront sensibilisés aussi. Il est prévu un atelier de renfor­cement des capacités des membres de la société civi­le, ainsi qu’un atelier d’infor­mation et de formation des élus du peuple au niveau national.

Les membres du RRN comptent aussi me­ner une étude sur le moteur de la déforestation pour en connaître les responsables. Pour la première étape qui va durer trois mois, les trois provinces re­tenues sont le Bandundu, l’Equateur et la Province Orientale. Puis viendront le Sud-Kivu, le Katanga et le Bas-Congo. Pour bien faire con­naître ce processus à la population, une stratégie est prévue avec les médias dans leur ensemble et aussi avec les médias commu­nautaires. Il est prévu aussi l’usage de la boîte à ima­ges pour mieux expliquer le processus REDD à tout le monde.

(DN/Milor/GW/Yes)

Le Phare/Le Potentiel