Images et Paroles d’Afrique qui est l’une des branches du collectif IPA, interroge sans cesse le présent pour construire l’avenir de l’Afrique.

Cette fête africaine de France se signifiera par des ateliers, musiques, contes africains, conférences, expositions, etc.…

Sous la houlette du collectif d’IPA, la 11ème édition du festival solidaire « festival images et paroles d’Afrique » défend sans relâche la culture africaine.

Depuis sa création, ce genre festif se déroule en France. Elle a pour but de partager authentiquement ce qu’elle a d’unique et d’éternellement neuf.

Cette édition va marquer les participations de grands artistes musiciens du continent d’Afrique tels que la Malienne Rokia Traoré, le joueur guinéen de Kora Ba Cissoko , les frères Guissé du Sénégal, l’algérienne Souad Massi, le burkinabé Bebey Prince Bissongo, la burkinabé Kady Diarra, etc, mais aussi un éventail complet de conférences et d’expositions, et son fameux salon du livre.

La grande inauguration du festival s’annonce pour le 2 octobre, par une conférence et débat, autour du thème : «Vers une société de la gratuité».

Et, plusieurs conférences vont se succéder, par rapport au programme élaboré.

Paul Ariés, politologue et auteur d’une vingtaine d’ouvrages dénonçant les «méfaits de la mondialisation», est l’orateur de la conférence d’ouverture.

Membre de plusieurs comités de rédaction, dont ceux du journal « La décroissance » et de la revue catholique de gauche « Golias », il collabore régulièrement avec « Le monde diplomatique » et « Alternatives non violentes ».

« La Décroissance : un nouveau projet politique » (2008) , « Apprendre à faire le vide » : pour en finir avec le «Toujours plus» (2009), « Désobéir et grandir : Vers une société de décroissance » (2009) sont ses publications récentes dans le monde de la littérature.

Les expositions «Les tissus Bogolan du Mali, teinture couleur de terre», «Afrique : Chiffres et idées reçues», «Musso»(femmes) en Bambara, «Tracé du temps», «Le Grain et ses rencontres africaines», qui est l’œuvre de l’association Le Grain Drôme-Ardèche,… seront présentées.

«En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle… », disais un sage burkinabé. Il s’est agi du sage de Badiangara, Hamadou Hampâté Bâ, grand maître de la parole, et sera rendu hommage par une exposition, réalisée par la maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines.

 Egalement, le cinéma à l’honneur. «Allez Yallah ! », un film documentaire de Jean-Pierre Thorn, sorti en 2006. C’est une chanson de geste à la gloire d’une caravane de femmes, se donnant la main des deux côtés de la méditerranée pour combattre le fléau de l’intégrisme religieux remettant en cause leurs droits universels à l’égalité.

À pied, en bus, en taxis… sous des tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au cœur des douars et bidonvilles du Maroc.

Jean-Pierre Thorn dit ceci : «Filmer la résistance de la vie, la beauté des femmes, leur courage, leur intelligence… plutôt que toujours la haine – le « sang à la une » du terrorisme – dans laquelle se complaisent trop souvent des médias qui n’aboutissent qu’à stigmatiser le monde arabe et paralyser d’effroi nos démocraties. Le cinéma du côté des planteuses d’arbre, plutôt que de celui des incendiaires ou des pompiers. Oui, il existe dans le monde musulman un formidable mouvement de femmes pour la liberté et l’égalité. C’est un espoir pour l’humanité ! »

Des spectacles en itinérance, des spectacles pour jeune public, des contes, des expositions de livre et autres vont marquer cette onzième session du festival Image et Paroles d’Afrique, également appelée «festival solidaire».

(Tkm/BT/PKF)

Patou Nsimba/Le Potentiel