Le ministre du Plan qui bat campagne pour l’organisation en RDC du 2ème recensement général de la population en justifie l’opportunité en indiquant qu’il s’agit d’un précieux outil pour « le gouvernement qui veut asseoir la planification du développement sur des bases solides »
Selon le ministre du Plan, le deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) traduit la volonté gouvernementale d’asseoir la planification du développement sur des bases solides partant des données statistiques fiables et actuelles.
« On ne peut pas toujours être sur un pilotage automatique du pays basé sur des données qui datent de 1984 ». Le ministre du Plan, Olivier Kamitatu l’a déclaré, le jeudi 10 octobre 2009 lors d’un point de presse, pour annoncer officiellement le décret n° 09/32 prescrivant le deuxième recensement général de la population sur toute l’étendue de la RDC. Pour lui, la signature de ce décret permettra de passer à la réalisation des autres phases du recensement.
En s’engageant à réaliser ce recensement, le gouvernement, selon Olivier Kamitatu, voudrait concrétiser sa volonté de disposer, dans le meilleur délai, des données statistiques fiables et actuelles sur la situation socio-démographique, économique et de l’habitat. Et ce, en vue notamment d’asseoir la planification du développement sur des bases solides permettant de donner des réponses adéquates et adaptées aux besoins réels de la population à tous les niveaux des structures politico-administratives.
Olivier Kamitatu a également souligné que les préparatifs de l’opération se poursuivent en dépit de quelques vicissitudes liées à la conjoncture difficile que connaît le pays. Toutefois, a-t-il affirmé, plusieurs activités ont été réalisées grâce à l’appui des partenaires dont l’UNFPA et le PNUD.
Il a également indiqué que l’opération censitaire va mobiliser d’énormes ressources tant humaines, matérielles que financières, en raison de sa complexité et de son importance. D’où, a-t-il renchéri, il importe qu’elle se déroule dans un cadre bien défini où toutes les dispositions fonctionnelles sont prises pour une meilleure efficacité dans l’accomplissement des tâches dévolues à chaque structure et à toutes les étapes opératoires.
A la question de savoir la part du gouvernement congolais dans ce processus, le ministre du Plan a précisé qu’en 2009, 536 millions Fc ont été inscrits au budget, progressivement la marge va monter pour avoisiner 40 millions de dollars.
Quant au déroulement du recensement, le ministre a affirmé que c’est possible qu’il soit réalisé d’ici 2011, année aussi particulière pour la RDC.
« Mon souhait est que la planification soit fondée sur des données fiables. On ne peut pas éternellement rester sur les chiffres de 1984 alors que le pays a connu des situations telles que les pillages, les conflits armées, les déplacement des populations, des maladies et bien d’autres faits », a-t-il expliqué pour montrer la nécessité de cette opération.
Quant au calendrier de l’opération, l’expert du PNUD a fait savoir que le recensement proprement dit est programmé pour la première quinzaine du mois de juillet 2011. Le dénombrement aura lieu à la deuxième quinzaine du même mois. L’enregistrement des données durera une année et les analyses des données également. Ce qui indique la fin de l’opération en 2013. Ce calendrier a l’avantage de donner dans un bref délai, l’effectif de la population avant les autres informations. L’expert a, par ailleurs, annoncé la réalisation d’un recensement pilote en juillet 2010.
Olivier Kamitatu a enfin sollicité la contribution de chacun à la sensibilisation pour la mobilisation de tous les acteurs impliqués dans ce processus. « Ce n’est pas l’affaire du ministère du Plan seul, ni du gouvernement. C’est aussi l’affaire de la Société civile et de toute la population », a-t-il martelé.
(DN/Milor/GW/Yes)
Le Potentiel