Les Sénateurs et Députés nationaux revenus des vacances parlementaires pendant lesquelles ils sont censés avoir renoué avec leurs respectives bases électorales sont astreints dès l’actuelle rentrée à l’exercice de rédaction de leurs rapports des vacances
Mardi prochain, les députés et sénateurs reprennent le chemin du Palais du peuple. Après plus de deux mois des vacances, ces élus du peuple sont obligés de déposer leurs rapports des vacances parlementaires sur le bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Après la session ordinaire de mars 2009, les députés et sénateurs ont bénéficié d’un petit temps de repos, communément appelé vacances parlementaires. Prévu par la Constitution, ce moment permet aux élus du peuple de descendre dans leurs fiefs électoraux respectifs, en vue de palper du doigt les réalités du terrain.
Conformément aux us et coutumes parlementaires, chaque député et sénateur a le devoir d’écouter les doléances de ses électeurs. Ce qui permettra à chaque élu du peuple d’élaborer un rapport objectif à déposer sur le bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat.
Quelle est l’importance du rapport que les parlementaires déposent sur les bureaux de deux Chambres? Voilà, la question fondamentale qui mérite d’être posée. Surtout, au regard de multiples problèmes qui se posent à l’intérieur du pays.
Il suffit de faire la ronde dans l’arrière-pays pour palper du doigt la misère des populations. Curieusement, on s’aperçoit que les problèmes sont les mêmes dans toutes les provinces de la RDC. Parmi les plus perceptibles, figurent le manque d’eau potable et d’électricité, le délabrement très avancé des infrastructures de base. C’est le cas des routes de déserte agricole, des ponts, des écoles, des centres de santé, des bâtiments administratifs… Tous ces problèmes et tant d’autres non énumérés nécessitent des solutions durables.
Ce qu’il faut faire
Raison pour laquelle, les parlementaires ont le devoir de rédiger un rapport sans complaisance à soumettre à l’appréciation des décideurs.
Pour y arriver, les députés et sénateurs sont obligés de visiter leurs fiefs électoraux. Mais de fois, on constate que certains parlementaires n’attendent que la dernière semaine des vacances pour se déplacer. Conséquence : ils n’ont pas le temps matériel d’avoir une vue d’ensemble des problèmes qui se posent sur le terrain. D’où l’élaboration des rapports bâclés. Pire encore, il y en a qui préfèrent passer toutes leurs vacances à Kinshasa ou à l’étranger.
Et pourtant, lors des élections générales de 2006, chaque député ou sénateur avait fait des promesses à ses électeurs. A leur tour, les populations attendent la réalisation des projets d’intérêt communautaire.
C’est ce qui explique parfois, certains gestes que les parlementaires posent dans leurs fiefs respectifs. Avec des moyens de bord, les députés et sénateurs octroient parfois des biens de première nécessité à leurs électeurs. Illustration : ils offrent des produits pharmaceutiques aux formations médicales, les fournitures scolaires aux écoles. De fois, il y en a qui financent les travaux de réhabilitation des écoles, des marchés, des centres de santé, etc.
Dans tout ce qu’ils font, les parlementaires ne doivent pas perdre de vue qu’ils ont tout intérêt non seulement de réaliser leurs promesses, mais aussi et surtout plaider la cause des électeurs auprès du gouvernement central.
Car le renouvellement du mandat lors des échéances électorales prochaines en dépend.
(DN/Milor/GW/Yes)
Albert Tshiambi/Le Potentiel