presidents« Septembre noir ». Un vocable devenu courant à Kinshasa où chaque couche de la population a ses préoccupations. Les enseignants d’une part attendent « septembre » pour faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir une suite à leurs revendications. D’autre part, les parents, essoufflés par le maigre budget familial, ne savent pas préparer la rentrée scolaire de leurs enfants.

Il y a également les politiques qui attendent secouer jusqu’à faire tomber le gouvernement via l’Assemblé nationale. Les syndicats et autres activistes avisés accentuent leurs pressions pour être pris en compte dans le budget gouvernemental. Bref, le mois de septembre reste en RDC, celui de tous les enjeux et dangers.

Cependant, l’entame de septembre 2009 a été plutôt différente des autres années. Le gouvernement est parvenu à désamorcer la bombe (grève) des enseignants, permettant ainsi à la rentrée scolaire d’être effective à la date prévue soit le lundi 10 septembre. Un autre événement marquant, c’est la tenue du 29ème Sommet de la Communauté pour le développement de l’Afrique Australe (SADC) qui a couronné les efforts entrepris au niveau de la Coopération régionale.

A la question, êtes-vous pour ou contre la tenue du sommet de la SADC en RDC, 84% de la population enquêtée, toutes tendances politiques, se sont dits favorables. Ils ont estimé que la tenue de ce sommet est un signal fort qui manifeste la considération que la communauté internationale a de la RDC. En plus, ont-ils dit, c’est l’indice de la relance de la diplomatie congolaise, non seulement en Afrique mais aussi à travers le monde. Car, ont-ils ajouté, la RDC est restée en marge de la scène politique internationale pendant longtemps. C’est, semble-t-il ce qui a favorisé certaines indifférences de la communauté internationale vis-à-vis de Kinshasa.

Par contre, 8% des enquêtés sont totalement opposés à la tenue de ce sommet. Pour cette tendance, ces assises de la SADC ont occasionné plusieurs dépenses à la RDC. Par ailleurs, ils estiment que le contexte économique précaire qui caractérise le pays actuellement risque de l’empêcher de trouver son compte face aux autres Etats de la SADC, disposant d’une forte économie. Ces enquêtés soulignent également que la RDC n’ayant pas la culture de cotisation dans les organismes internationaux, risque de se discréditer davantage.

Chaque chose restant égale par ailleurs, le début du mois de septembre n’a pas été que succès pour la RDC. D’autres points restent encore sombres. C’est le cas de grève des médecins qui, jusqu’au moment où nous clôturons cette enquête, reste sans aucune suite favorable. Bien que les chevaliers de la craie blanche se soient présentés dans les salles de classes, les parents sont moins enthousiasmés par le coût exorbitant des frais scolaires.

En effet, indiquent les enquêtés, les institutions scolaires même catholiques, fixent le frais scolaire entre 100$ à 180$ et exigent l’achat des uniformes dans les écoles au triple du prix du marché, ne tenant compte d’aucune réalité sociale. Ainsi, 87% de la population se sont manifestés contre ces pratiques, mais n’osent pas s’y opposer publiquement.

« Que faire, nous n’avons pas d’autres choix par crainte de voir nos enfants renvoyés des écoles et perdre même toute l’année scolaire ». Les enquêtés se plaignent de toutes ces exigences impopulaires dictées par les écoles. « Où trouver les moyens pour supporter le coût des études ? La tolérance Zéro est en danger », a confié un parent.

Au baromètre gouvernemental du mois de septembre 2009, rien n’a changé. C’est le statut quo depuis quelques mois. La quasi-totalité des ministres reste inconnue du publique kinois, moins encore leurs actions.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’organisation réussit du sommet de la SADC maintient le ministre de la Coopération régionale et internationale en pole position. Une fois de plus, Il vole la vedette à tous ses homologues et reste le maillot jaune incontesté du gouvernement. Selon certains enquêtés, toutes les missions lui confiées ont réussi avec succès.

De janvier à septembre 2009, il s’est distingué par sa bravoure et son talent de négociateur. Il réalise 20% de cote favorable contre 10% pour son traditionnel poursuivant, Maker Mwangu. Malgré les mauvaises langues, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire (EPSP) reste apprécié par la population depuis le mois d’août 2009.

La rapidité de la publication des résultats de l’examen d’Etat 2008-2009 semble l’avoir définitivement propulsé.

(DN/Milor/GW/Yes)

La Prospérité