Il est temps d’appliquer la tolérance zéro au niveau de tous ceux qui se rendent coupables de détournement des fonds destinés à la voirie urbaine de Kinshasa, afin de mettre de l’ordre dans la boîte et rendre les routes de la capitale facilement accessibles.
La saison des pluies est imminente. Elle nous apporte son cortège de bienfaits et aussi de malheurs. A Kinshasa, cette saison provoque chaque année des inquiétudes. Surtout parmi les moins nantis qui se sentent menacés tant par des érosions que par des inondations. Mais l’inquiétude est généralisée lorsqu’il s’agit de la voirie urbaine.
Parce que les automobilistes et les piétons sont tous concernés. On aurait tort d’avoir attendu une amélioration sensible et effective de la voirie urbaine durant la saison sèche qui tire à sa fin. Le service de voirie ou plutôt l’Office des voiries et drainage (OVD) semble vraiment en panne. Il a brillé par son absence là où on l’attendait.
Il suffit donc de parcourir les artères principales de la capitale de la République démocratique du Congo pour se rendre compte que la plupart de ces voies sont jonchées de trous qui se sont approfondis au fur et à mesure, au point de rendre difficile la circulation, de provoquer des embouteillages, voire des accidents.
Cela, au vu et au su de l’autorité urbaine. L’indifférence affichée par cette autorité face à la dégradation générale des voies d’accès indigne la majorité des Kinois parce qu’ils ne sont pas informés de la situation exacte qui prévaut dans ce domaine vital. Ils constatent que la voirie urbaine pose problème chaque année et que la solution traîne à venir.
Par ailleurs, dans la capitale, on ne sait pas exactement qui s’occupe de la réhabilitation des routes. L’Office des routes se retranche derrière la loi qui lui confie uniquement la charge de s’occuper des routes d’intérêt national. Or, même pour l’avenue By Pass qui va de l’aéroport de N’Djili jusqu’au Bas-Congo, force est de constater qu’elle est actuellement ponctuée des trous et des cassures qui frisent une certaine négligence, un manque total d’entretien.
Nul doute que la saison des pluies sera déterminante pour la survie de cette voie incontournable. Quant l’Office des voiries et drainage, il s’occupe selon les experts, des voies secondaires de la ville. Et pour d’autres rues, on indique que leur entretien ou réhabilitation revient à l’autorité locale, en d’autres termes des autorités communales.
Malgré les fonds restitués aux provinces par le gouvernement, la voirie urbaine de Kinshasa n’a pas encore connu un début d’amélioration.
A regarder certains tronçons devenus impraticables depuis plusieurs années, à voir les travaux inachevés, à entendre que les sociétés bénéficiaires des fonds pour réhabiliter ces routes ont disparus de la circulation, on se demande de savoir s’il n’est pas temps d’appliquer la tolérance zéro au niveau de tous ceux qui se rendent coupables de détournement des fonds destinés à la voirie urbaine de Kinshasa.
Il faut nécessairement y parvenir un jour afin de mettre de l’ordre dans la boîte et rendre les routes de la capitale facilement accessibles.
(CL/GW/Yes)
Le Potentiel