Des indiscrétions dans les tractations entre le Rwanda et la RDC sur le dossier du sinistre général Nkundabatware signalent que Kigali envisage de se débarrasser de cet encombrant sujet tutsi non pas en l’extradant à Kinshasa mais en l’envoyant en exil loin dans un pays ouest-africain
La République Démocratique du Congo et le Rwanda ne savent plus où mettre Laurent Nkunda ex-chef rebelle congolais arrêté le 22 janvier et placé en résidence surveillée à Gisenyi au Rwanda lit-on dans le Courrier international.com. Les deux parties pourraient finalement convenir de l’exiler. On parle ainsi de l’envoyer vers un pays neutre, en Afrique de l’Ouest ou dans le Golfe persique.
Paul Kagame, le président rwandais, ne veut pas risquer de se mettre à dos une partie de la communauté tutsie dont est issu Laurent Nkunda. Il refuse donc de extrader vers la RD .Congo en prétextant de la peine de mort toujours en vigueur chez son voisin.
Joseph Kabila de son côté ne souhaiterait qu’une chose le transfèrement du rebelle congolais tutsi au Congo pour répondre de ses crimes devant la justice. Mais l’intégration des hommes du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), l’ex-mouvement de Laurent Nkunda dans l’armée régulière de la RDC se poursuit.
Kimia II à Uvira : refus opposé aux Maï Maï de prendre le commandement des opérations
Le commandant des opérations Kimia II, le colonel Delphin Kahimbi, a rejeté, lundi, la demande de l’ex-groupe armé Maï Maï Zabuloni évoluant dans les hauts plateaux du territoire d’Uvira. Ces ex-miliciens demandaient que la direction de Kimia II dans ces plateaux leur soit confiée. Le colonel Kahimbi dit non à leur démarche, rapporte radiookapi.net
Dans une lettre adressée le 3 septembre au commandant des opérations Kimia II, ce groupe souhaite que ceux de ses membres qui viennent d’être identifiés et enregistrés par la Structure militaire d’intégration (SMI) commandent les opérations Kimia II, qui vont débuter incessamment dans les hauts plateaux. Ils avancent comme motif à cette requête le fait qu’ils sont sensés mieux connaître le terrain.
Pour sa part, le colonel Kahimbi, ces opérations Kimia II ne peuvent être menées que par les seuls FARDC. «La fin de l’existence des groupes armés avait été déclarée officiellement devant le chef d’état major général et devant l’autorité provinciale. Nous avons déjà procédé au déploiement des unités dans le cadre de la 2è phase des opérations.
Il n y a rien qui va arrêter les opérations. J’avais dit, au cours de mon point de presse que nous ne laisserons rien ou personne à côté ou derrière. Nous n’avons pas d’autres procédures techniques à faire que d’accueillir les combattants armés pour l’intégration accélérée au sein des unités engagées. Mais dire que voilà on doit lui confier telle ou telle mission, non, c’est hors de question.», a déclaré le commandant des opérations Kimia II.
Les Fardc déployées à Salamabila
Les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se déploient depuis vendredi dans la cité de Salamabila, située à plus de 300 kilomètres de Kindu dans le sud du Maniema. Cette localité sera le centre du démarrage de la deuxième phase des opérations Kimia II contre les FDLR dans cette province. Le commandant de ces opérations, le colonel Delphin Kahimbi l’a annoncé, lundi matin.
Jusqu’à dimanche, au total, 450 militaires des FARDC ont atterri sur la piste de Salamabila en 13 rotations. D’autres rotations sont programmées. Ces mouvements des militaires en provenance de Bukavu entrent dans le cadre des préparatifs de la deuxième phase de Kimia II, précise la même source.
Ils visent un double objectif. D’abord, barrer la route aux rebelles hutu rwandais de FDLR en débandade dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu et qui seraient déjà éparpillés. Ensuite, l’opération vise la mise en œuvre du plan élaboré pour la neutralisation du sanctuaire des FDLR de Fizi. Toujours selon le colonel Kahimbi, les actions menées à partir de Salamabila viseront l’ensemble du territoire de Fizi en général et en particulier Kilembwe et Makola, situés respectivement à 60 et 72 km de Salamabila.
Le président de la Société civile locale se dit satisfait. Il estime que cette opération arrive à point nommé, car il y avait déjà des soupçons de la présence des FDLR dans les forêts proches de Mayamoto à 42 kilomètres de Salamabila. Il a aussi exprimé le souhait de la Société civile de voir ces opérations prendre aussi l’axe Kabambare-Babuyu où, selon la population locale, les FDLR ont beaucoup de racines, car ayant épousé des filles Babuyu.
(DN/Ern./GW/Yes)
Uhuru/Le Potentiel