Le ministère du Plan s’active à assurer les préalables de l’organisation du deuxième recensement général de la population en RDC tel que vient de le prescrire un décret du Premier ministre. Le premier recensement fut organisé il y a vingt-cinq ans en 1984.
La République démocratique du Congo se prépare à organiser son deuxième recensement général de la population et de l’habitat sur toute l’étendue du territoire national.
Tout est fin prêt pour le ministre du Plan Olivier Kamitatu, qui informe l’opinion tant nationale qu’internationale sur la signature d’un décret du Premier ministre, Adolphe Muzito, prescrivant l’organisation d’un recensement général en vue de recueillir, d’analyser et de diffuser les informations statistiques nécessaires à l’orientation de la politique démographique, économique et sociale.
Le décret signé par le premier ministre fait obligation aux administrations publiques, nationales, et provinciales, aux organismes étatiques et para étatiques, aux entreprises mixtes et à toute autre personne morale ou physique de collaborer avec les structures du recensement, notamment en leur fournissant tous les renseignements demandés. Le communiqué de presse rédigé à cet effet, renseigne que l’exécution de ce recensement rentre dans le cadre des missions confiées à l’Institut national de la statistique par l’ordonnance présidentielle.
Justifiant la tenue de ce deuxième recensement, 25 ans après, le tout premier ayant été organisé en 1984, l’Institut national de la statistique (Ins) renseigne que la Rdc ne dispose pas de statistiques fiables et actuelles, en matière de population et de l’habitat. A ce jour, ces statistiques sont devenues obsolètes et toutes les projections que l’on pourrait en tirer ne peuvent plus servir de référence pertinente et fiable aux travaux de planification et de gestion des programmes de développement.
A cet effet, l’opération du deuxième recensement aura pour objectif de rendre disponible des données actualisées sur le volume, les caractères sociodémographiques, économiques et de l’habitat de la population congolaise, en vue de renforcer l’efficace des politiques gouvernementales par une meilleure prise en compte des besoins réels de la population, dans la planification des programmes de développement.
Pour sa portée, l’Ins renseigne que tout ménage et tout individu résidant ou se trouvant sur le sol congolais à la date de référence du recensement fixée à la nuit du 30 juin au 1er juillet 2011.
Comme résultats attendus, le Rgrh va disponibilité des rapports thématiques sur la fécondité, la mortalité, la nuptialité, les migrations, la pauvreté des femmes chefs de ménage, la structure familiale, la situation des personnes âgées et des enfants, la situation de logement, concernant le résultat d’analyse.
Pour ce qui sera des résultats de diffusion et dissémination, on aura les résultats préliminaires du Rgph, tableaux statistiques, fichier des localités,… Les résultats institutionnels renseigneront sur le renforcement des capacités humaines en matière de conduite des recensements.
Enfin, concernant les résultats d’ordre décisionnel, on aura la disponibilité des indicateurs de qualité, indispensables pour des décisions notamment sur la mortalité, le vih/sida, la santé et santé de la reproduction, le genre…
C’est donc un pari mais surtout un défi que le gouvernement congolais veut relever avec l’appui des agences onusiennes, à l’occurrence le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
(DN/Ern./GW/Yes)
Yassa/L’Avenir