medecinsDans les milieux proches syndicaux des médecins, le mot d’ordre de maintenir la grève continue à se répercuter dans toutes les formations médicales publiques de la capitale congolaise. « Nous ne pouvons pas reprendre le travail tant que le gouvernement ne sera pas concret dans la mise en valeur de notre cahier des charges. Nous sommes fatigués avec des promesses, cette fois, nous voulons du concret, rien que du concret. Un chef qui aime son pays doit aussi prendre en compte les plaintes de ses administrés et mettre de côté le discours de la politique politicienne », ont souligné quelques médecins de l’Hôpital général de Kinshasa rencontrés samedi en train de tailler bavette dans les périmètres de cette institution médicale.

Une journée sans médecins et infirmiers en vue

Pour n’avoir pas gain de cause en ce qui concerne leurs situations sociales, médecins et infirmiers se préparent à mener des actions allant dans le sens de déserter les hôpitaux. « Nous attendons si d’ici mardi, aucune solution n’est trouvée, nous allons suspendre tous les services minimum mis en place dans nos formations hospitalières. D’ailleurs, les infirmiers s’arrangent à nous rejoindre en vue de mener ensemble ce mouvement de grève. Ce qui va faire que les hôpitaux risquent de connaître des journées « sans médecins ni infirmiers ». Ceci arrive parce que le gouvernement ne fait attention à notre situation sociale », ont expliqué les mêmes médecins.

Compte tenu des tensions qui montent dans le secteur de la santé, le gouvernement de la République est appelé à faire diligence pour trouver des solutions au corps médical en vue d’éviter toute catastrophe dans la santé des Congolais. Suspendre le service minimum mis en place pour soigner les malades, cela va sans nul doute provoquer des émotions dans les hôpitaux de l’Etat de la ville de Kinshasa. Et ce, en cette période où les populations sont confrontées à diverses difficultés d’ordre social. L’amour du prochain et le serment d’Hippocrate avant tout

Tout travailleur a droit à son salaire et à une considération digne de ce nom dans sa société. Les médecins et les infirmiers aussi, surtout qu’ils sont parmi les gardiens, mieux, des gens qui apportent des soins appropriés pour la survie d’un individu. Cette considération amène les plus avertis de la société congolaise à inviter les autorités gouvernementales à bien traiter les personnels du secteur de la santé. Les plus avertis n’ont pas manqué d’exhorter les médecins et les infirmiers à continuer à réclamer leurs droits dans les prescrits de la législation du travail et d’éviter de tomber dans les pièges des extrémistes qui veulent suspendre le service minimum installé dans les formations médicales publiques. « Nos frères du secteur de la santé doivent éviter de suspendre le service minimum, sinon nous aurons des morts en cascade dans des hôpitaux publics de la capitale.

Le faire serait, pour les médecins et les infirmiers, une façon de cracher sur le serment d’Hippocrate et une façon de manquer l’amour du prochain. Leurs réclamations sont fondées. Mais, ils sont exhortés à maintenir le service minimum comme cela s’est toujours passé à chaque fois qu’ils sont en grève », n’ont cessé de recommander au corps médical les plus avertis de l’administration publique de la ville de Kinshasa.

Le ministre de la santé vole au secours des détenus victimes d’une épidémie de varicelle à la prison centrale de Kinshasa

De la prométhazine, des aspirines, de l’Amoxycilline, du paracétamol, du chlore, des brosses, détergents, tels sont les produits pharmaceutiques que le ministre de la Santé publique, M. Auguste Mopipi Mukulumanya, a remis, hier dimanche 6 septembre, au médecin-directeur du centre de santé de la prison centrale de Makala, pour faire face à l’épidémie de varicelle déclarée dans cet établissement pénitentiaire depuis le mois d’avril 2009.

Selon le ministre, cette intervention du gouvernement qui vient de palper les réalités sur le terrain, constitue un premier pas, car d’autres efforts seront fournis dans un proche avenir pour désaffecter la prison.

Prévue pour 1.500 places, la prison centrale de Makala compte aujourd’hui 5.400 personnes. Les pensionnaires, vivant dans des conditions d’hygiène désastreuses, sont exposés à de nombreuses maladies, comme la gale ou le paludisme, la déshydratation, la malnutrition, voire la famine. On peut y mourir de faim ou de tortures. Des problèmes d’assainissement, de promiscuité et d’adduction d’eau potable se posent avec acuité.

En réponse à certaines préoccupations de la presse, le médecin-directeur du centre de santé de la prison a confirmé l’épidémie de varicelle. Pour ce faire, a-t-il indiqué, il a été constaté 21 cas au mois d’avril, 26 en mai, 16 en juin, 25 en juillet et 28 en août. Dans le cadre de l’éradication de cette maladie, le concours de la Croix-Rouge est appréciable, a-t-il renchéri.  Pour rappel, cette épidémie de varicelle déclarée n’a pas encore causé de perte en vies humaines.

(DN/Milor/GW/Yes)

Forum des As/Le Potentiel