La coordination nationale du PMURR, avec l’appui technique du BCECO, vient de boucler à Mbanza-Ngungu (Bas-Congo) un séminaire de formation pour plus de contrôle, suivi et évaluation des projets exécutés dans le cadre du PMURR.
La coordination nationale du Programme multisectoriel d’urgence de reconstruction et de réhabilitation (PMURR) vient de boucler à Mbanza-Ngungu dans la Bas-Congo, avec l’accompagnement du Bureau central de coordination (Bceco), une session de formation sur le contrôle, le suivi et l’évaluation des projets inscrits dans le PMURR.
Cette session s’inscrivait dans la lignée des actions concertées entreprises dans le cadre de la CAP/PMURR et le BCECO pour la réalisation de l’un des objectifs du PMURR, à savoir le renforcement des capacités des cadres de l’administration et des entités.
Dans le mot de circonstances qu’ils ont prononcé le 28 août dernier à la clôture de la session, les participants se sont félicités de l’ensemble des connaissances acquises.
« Nous sommes convaincus qu’à la fin de celle-ci les participants sont en mesure par rapport à leurs attentes de maîtriser les concepts clés de gestion de projet et des opérations de contrôle et suivi-évaluation; être capables de mettre en place un système de contrôle et suivi-évaluation en temps réel et de l’adapter au contexte de chaque projet ; et maîtriser l’utilisation des outils appropriés pour la planification, le contrôle et suivi-évaluation des projets », a dit leur porte-parole.
Dans le même cadre, le porte-parole des participants a demandé à tous ses collègues de « pouvoir mettre en pratique les connaissances ainsi acquises pour la relance du développement de notre pays, la RD Congo ». Aux autorités du PMURR, et plus particulièrement du coordonnateur national, les participants ont formulé quelques recommandations pour l’amélioration de la mise en œuvre du PMURR.
Eu égard aux nombreux outils permettant d’exécuter les tâches de planification et aussi de contrôle et suivi - évaluation en temps réel, notamment le logiciel MS Project, ils ont souhaité qu’une formation spécifique soit organisée en complément de celle qui vient de s’achever afin d’approfondir et de renforcer l’expertise nationale.
Ils ont estimé qu’à l’avenir « le gender soit chaque fois pris en compte et qu’il soit suffisamment représenté dans toutes les formations à venir, car à peine 4 femmes sur 22 hommes ont été retenues pour cette formation, soit 15% au lieu de 50% comme souvent recommandé ».
Par ailleurs, ils ont présenté l’intérêt qu’un « programme d’utilisation rationnelle des cadres et experts nationaux ainsi formés soit mis en place au sein de l’administration et des entités et que le pays recourt systématiquement à ces derniers dans le cadre de l’exécution de nouveaux projets sectoriels pour qu’ils mettent en pratique leur connaissance au profit de la nation ».
Premier pas de la Banque mondiale en Rdc
Le Programme multisectoriel d’urgence de reconstruction et de réhabilitation a marqué en 2002 le retour de la Banque mondiale en RDC. Financé à hauteur de 454 millions Usd sur son guichet Ida, le PMURR est un programme pivot pour toues les opérations que mène actuellement la Banque mondiale en RDC.
Les objectifs du PMURR sont globaux et spécifiques. Les objectifs globaux visent à entamer le démarrage du processus de reconstruction et de réhabilitation économique ; assurer la pérennité à long terme du programme de façon à ce que les actions entreprises durant la phase d’urgence n’aient pas d’effets pervers et néfastes sur les programmes et institutions futures.
(CL/PKF)
Le Potentiel