Le patron de l’ex-Tout puissant OK Jazz a laissé l’une des discographies les plus riches de la musique RD-congolaise avant que la mort ne le fauche brusquement à 51 ans, le 12 octobre 1989, à Bruxelles.
Selon le magazine Africa international, Franco Luambo Makiadi, Ray Lema et Rochereau Tabu Ley sont les RD-Congolais figurant parmi les 50 artistes et penseurs africains des 50 dernières années. Franco Luambo Makiadi est un musicien immense, au propre comme au figure.
Pour Africa international, savant mélange de rythmes modernes et de sonorités traditionnelles, ses chansons sont servies par des textes dépouillés de fioritures et de vulgarités. Sur scène, Franco en imposait également, avec près de deux mètres pour environ cent cinquante kilos. « Radio-trottoir, Très fâché, Moyibi » et naturellement la chanson culte « Mario » sont devenus des classiques de la musique africaine.
Le patron de l’ex-Tout puissant OK Jazz a laissé l’une des discographies les plus riches de la musique RD-congolaise avant que la mort ne le fauche brusquement à 51 ans, le 12 octobre 1989, à Bruxelles. Vers les années 50 où un seul nom trône sur la scène musicale RDcongolaise, celui de Joseph Kabasele Tshamala, Franco Luambo décide de créer un ensemble musical qui a directement connu d’énorme succès. Par contre, Rochereau Tabu Ley est le premier artiste musicien africain a se produire en vedette sur la mythique scène de l’Olympia de Paris en 1970.
Après la consécration parisienne, il tourne dans de grandes salles européennes, africaines et américaines, pour exhiber sa danse Soum djoum. Par ailleurs, sa rivalité devient féroce avec l’autre grand orchestre RD-congolais, l’OK Jazz de Franco Luambo Makiadi.
Les deux ne fumeront le calumet de la paix que dans les années 80 en enregistrant en duo album « Lisanga ya banganga ». Certains grands noms de la musique RD-congolaise reconnaissent en Rochereau leur maître. Parmi eux, Koffi Olomide, Papa Wemba, Ray Lema.
Ce dernier-Raymond Lema, A’nsi Nzinga de son vrai nom, a réussi une des plus belles synthèses entre les musiques africaines et les sons du monde entier. En 2003, il reçoit le Grand prix de la Critique comme meilleur compositeur de musique de scène, pour la musique de Médée, pièce de Max Rouquette. Avec l’Université musicale africaine, il s’investit dans l’enseignement de son art à travers des master-class.
(TH/BT/PKF)
CB/AfricaNews
Last edited: 04/09/2009 16:21:20