L’ex ministre belge des Affaires étrangère Karel De Gucht qui vient de remplacer son concitoyen Louis Michel au poste de Commissaire au développement et à l’Aide humanitaire a soutenu qu’il va s’engager à soutenir les efforts de la RDC dans la lutte contre l’exploitation illicite et illégale des matières premières.
A peine qu’il vient de prendre ses fonctions en qualité de Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Karel De Gucht a donné, le mardi 01 septembre 2009, à Bruxelles, les grands axes de son action pour l’Afrique devant le Comité de développement du Parlement européen. Veiller sur les Etats en situation de fragilité ; soutenir les efforts de la RD Congo dans la lutte contre l’exploitation illicite et illégale des matières premières, cause des conflits à répétition dans la région; lutter contre les violences sexuelles ; œuvrer pour le retour de la paix dans la région des Grands Lacs.
Y parviendra-t-il, lui qui n’a pas manqué d’énerver à certains moments la classe dirigeante congolaise ? C’est toute la question. Après avoir ramassé les questions sur le plan international, Karel De Gucht, le successeur de Louis Michel au poste de Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, a souligné dans son allocution, devant le Parlement européen, qu’il va continuer à garder un oeil plus attentif sur les pays et les régions en situation de fragilité et confrontés à des processus électoraux difficiles.
Dans ce lot, La RD Congo n’a pas été oubliée. Ici, il a dit s’engager fermement à combattre le trafic illégal des minerais qui alimentent le conflit et les réseaux criminels.
Il en est de même, a-t-il ajouté, des violences sexuelles que subissent les femmes congolaises. Parlant du développement de la RD Congo, Karel De Gucht a évoqué les contrats chinois. « La Chine peut apporter son concours pour le développement de l’Afrique mais, il faut que cela rentre dans un cadre international strict », a-t-il fait savoir. Le dossier chinois, convient-il de le rappeler, a suscité plusieurs réactions surtout auprès des institutions de Breton Woods, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dont le Directeur général du Fonds, Dominique Strauss Khan est venu spécialement prendre langue avec les autorités congolaises sur cette question.
Un droit de regard
De Gucth ne s’est pas départi de sa logique. Comme ministre belge des Affaires étrangères, il avait prétendu que son pays avait un droit de regard sur la RDC; ce qui avait suscité la colère de Kinshasa au point que les relations entre les deux pays avaient subi un contre-coup majeur. L’homme ne s’était pas limité là. La question de la bonne gouvernance l’avait conduit à porter des accusations sur le Gouvernement congolais; un autre fait qui avait créé les orages entre Kinshasa et Bruxelles. Comment s’y prendra-t-il, cette fois-ci, lui qui vient de remplacer Louis Michel ? C’est la question.
En touchant le point sur la crise financière et économique qui frappe le monde entier, De Gucht a indiqué qu’il se propose d’aider les pays victimes de cette situation. S’agit-il d’un simple discours politique ? Difficile de le savoir alors qu’il vient de prendre nouvellement ses fonctions. Seulement, le nouveau Commissaire Européen au Développement et à l’Aide humanitaire a promis d’être attentif à tout ce qui se passe dans la région des Grands Lacs, pour que le retour de la paix soit effectif.
(CV/TH/GW/Yes)
Dominique Ngandu/La Prospérité