Kinshasa, les médecins menacent de radicaliser la grève
Kinshasa, 04/09/2009 / Société
C’est une disposition prise pour la 1ère étape de ce mouvement qui ira jusqu’au 7 septembre, déclarent les médecins grévistes. Cependant il assurent un service minimum en s’occupant seulement des urgences et des hospitalisés.
La grève des médecins est passée à sa deuxième journée mardi. Ils revendiquent l’application de certains points contenus dans le statut spécifique des médecins et le réajustement des salaires et des primes. Dans leur cahier de charge, les médecins réclament également l’exécution des accords signés entre le gouvernement et le Syndicat national des médecins (synamed) en août.
Dans tous les hôpitaux publics, la situation semble normale, signale les observateurs. Les médecins sont présents et même en blouse, mais ne consultent pas au cabinet. C’est une disposition prise pour la 1ère étape de ce mouvement qui ira jusqu’au 7 septembre, déclarent les médecins grévistes. Cependant il assurent un service minimum en s’occupant seulement des urgences et des hospitalisés.
Le Syndicat national des médecins menace de radicaliser la grève si rien n’est fait par le gouvernement endéans 10 jours de grève simple. Le ministre de la santé publique pour la suspension du mouvement des médecins.
Le ministre de la santé, Mopipi. Mukulumanya, a affirmé que toutes ces revendications sont prisés en compte par le gouvernement. Il a annoncé la mise en place d’une commission chargée d’élaborer les mesures d’application du statut spécifique des médecins : en ce qui concerne les avantages pécuniaires, nous avons hérité d’une situation que nous ne pouvons pas prendre en charge totalement parce que cela fait des montants qui dépassent le budget alloué au secteur de la santé. Nous allons nous mettre autour d’une table pour essayer d’examiner quelles sont les revendications que nous pouvons, peut être, satisfaire cette année. S’agissant des revendications spécifiques des syndicats des médecins de la province ville de Kinshasa pour la gestion de l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de la commune de N’djili, ce qui est fait doit être considéré comme provisoire. En attendant, je crois que nous avons eu la parole d’honneur des médecins de sursoir à la grève en attendant ce qu’on s’est convenu puisse se réaliser. Il a été clairement entendu qu’ils allaient faire leur rapport à la base.
En attendant, nombreux sont les malades venus pour la consultation ou pour le retrait des résultats qui étaient surpris le mardi matin par la grève des blouses blanches qui a commencé depuis lundi, a-t-on constaté mardi.
(Milor/GM/PKF)
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