La grève des médecins est passée à sa deuxième journée mardi. Ils revendiquent l’application de certains points contenus dans le statut spécifique des médecins et le réajustement des salaires et des primes. Dans leur cahier de charge, les médecins réclament également l’exécution des accords signés entre le gouvernement et le Syndicat national des médecins (synamed) en août.

Dans tous les hôpitaux publics, la situation semble normale, si­gnale les observateurs. Les méde­cins sont présents et même en blouse, mais ne consultent pas au cabinet. C’est une disposition prise pour la 1ère étape de ce mouvement qui ira jusqu’au 7 septembre, déclarent les médecins grévistes. Cependant il assurent un service minimum en s’occupant seulement des urgences et des hosp­italisés.

Le Syndicat national des médecins menace de radicaliser la grève si rien n’est fait par le gou­vernement endéans 10 jours de grève simple. Le ministre de la santé publique pour la suspension du mouvement des médecins.

Le ministre de la santé, Mopipi. Mukulumanya, a affirmé que tou­tes ces revendications sont prisés en compte par le gouvernement. Il a annoncé la mise en place d’une commission chargée d’élaborer les mesures d’application du statut spécifique des médecins : en ce qui concerne  les avan­tages pécuniaires, nous avons hérité d’une situation que nous ne pouvons pas prendre en charge totalement parce que cela fait des montants qui dépassent le budget alloué au secteur de la santé. Nous allons nous mettre autour d’une table pour essayer d’examiner quelles sont les revendications que nous pouvons, peut être, sa­tisfaire cette année. S’agissant des revendications spécifiques des syndicats des médecins de la pro­vince ville de Kinshasa pour la ges­tion de l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de la commune de N’djili, ce qui est fait doit être con­sidéré comme provisoire. En atten­dant, je crois que nous avons eu la parole d’honneur des médecins de sursoir à la grève en attendant ce qu’on s’est convenu puisse se réaliser. Il a été clairement entendu qu’ils allaient faire leur rapport à la base.

En attendant, nombreux sont les malades venus pour la consultation ou pour le retrait des résultats qui étaient surpris le mardi matin par la grève des blou­ses blanches qui a commencé de­puis lundi, a-t-on constaté mardi.

(Milor/GM/PKF)

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