Les Forces armées de la RDC (FARDC) marquent des points dans les opérations de ratissage qu’elles mènent depuis ces derniers mois dans les deux provinces du Kivu en y débusquant les bandes rebelles rwandaises FDLR et Interahamwe
Tous les observateurs sont unanimes. Et de l’avis de plusieurs sources extérieures et intérieures aux forces déployées au Kivu, un réel progrès militaire a effectivement été enregistré dans le Nord et dans le Sud-Kivu avec l’opération Kimia II. Ainsi, malgré les dénégations de leur soi-disant représentant qui a déclaré à partir de Nairobi en parlant de triomphalisme dans le camp des Fardc, l’armée congolaise progresse au Sud-Kivu contre les rebelles FDLR.
Ce représentant ou porte-parole –c’est selon - parle de loin et ne peut plus prétendre contrôler les opérations de ratissage qui se déroulent sur le terrain dans les deux provinces du Kivu. Ce qui est vrai et qui éclate au grand jour, Kinshasa semble résolu à mettre fin à l’existence de ces groupuscules, qui n’épargnaient même pas la vie de leurs hôtes Congolaises et des Congolais en les utilisant, de force parfois, en temps de paix comme en temps de guerre, comme esclaves sexuels et comme porteurs de leurs bagages.
L’armée congolaise en opérations au Kivu a le vent en poupe contre les FDLR (rebelles hutus rwandais issus des génocidaires). Selon certaines sources qui nous sont parvenues, l’avance de l’armée nationale est ralentie dans certaines parties du Nord-Kivu par suite des terrains montagneux et rocailleux. Cette province fut le théâtre, début 2009, d’une opération conjointe rwandocongolaise contre les FDLR, qui avait abouti au désarmement avec retour au Rwanda ou à la neutralisation de quelques centaines de combattants (qui seraient évalués entre 5.000 à 6.000 rebelles). Elle avait toute fois provoqué l’éparpillement des FDLR, qui contrôlaient des régions entières avec la complicité où la soumission d’autorités locales.
D’après le porte-parole de l’armée congolaise, « la situation est maintenant plus difficile, car les rebelles FDLR, dispersés, opérant en petits groupes de 5 à 10 personnes recourent à la guérilla. Ayant la même morphologie avec les populations de cette partie du pays, ils se confondent aux foules avec des menaces sur des personnes qui oseraient les dénoncer. Ce qui rend difficile une offensive massive difficile. Dans le Sud Kivu, l’armée congolaise évolue rapidement et ne rencontre plus de résistance. D’après certains experts militaires, la stratégie des FDLR, qui est de fuir les combats, facilite l’avancée des soldats congolais, tout en les exposant à des pièges sur des mines anti-personnelles.
« C’est une tactique qui ralentit finalement le progrès de l’adversaire ». Néanmoins, les FDLR, qui exploitent des ressources naturelles congolaises, dont les mines, les arbres du parc national des Virunga, dont ils font du charbon ce qui rapporte 360.000 dollars par an selon l’Onu..., ont ainsi perdu l’accès à une partie importante de leurs ressources et ce manque commence à les gêner. C’est ce qui explique leur tentative de récupérer Bisié. Il s’agit d’une ancienne base FDLR montée près d’une mine de cassitérite. On rapporte à cet effet, qu’une attaque FDLR pour tenter de reprendre celle-ci a fait 16 morts le 12 août dernier.
En général, les observateurs estiment que « cette fois », Kinshasa a clairement pris l’option de se débarrasser de ses réfugié gênants. Dans certains milieux politiques, on attribue cette résolution au rapprochement entre le Rwanda et le Congo. Mais pour des raisons de sécurité intérieure et de mobilité des citoyens congolais à leurs occupations régulières comme cultivateurs au pasteurs, ces rebelles hutus rwandais appartenant à la branche armée des FDLR étaient devenus des maîtres sur un territoire qui les a accueillis pour des raisons humanitaires. Comme on peut le constater, pour la première fois, cela va donc très mal et sérieusement mal pour les FDLR. Ils ont encore la possibilité de se rendre auprès de la Monuc pour le programme DDRR. Une dernière chance!
(DN/TH/GW/Yes)
Claude Nyembwe/Uhuru