Les victimes sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat
Kinshasa, 02/09/2009 / Société
Les victimes de la démolition du site bloc 320, situé sur l’avenue Prince de Liège, dans la commune de Bandalungwa ne baissent pas les bras, elles sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat pour obtenir réparation.
Un mois après la démolition du site bloc 320, situé sur l’avenue Prince de Liège, dans la commune de Bandalungwa, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, les victimes de cette démolition ne baissent pas les bras. Elles sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat Joseph Kabile pour obtenir réparation. Pour rappel, le 1er août dernier, une équipe de policiers dirigée par le colonel Kanyama et supervisée par le gouverneur de la ville de Kinshasa, son ministre de l’Intérieur et le bourgmestre de la commune de Bandalungwa étaient descendus sur les lieux, avec des bulldozer pour détruire méchamment sans préavis les habitations construites sur ce site.
Après cette destruction, plus de quinze familles qui habitaient sur ce site démoli vivent dans des conditions infra inhumaines sans logement. Certains dorment à la belle étoile avec leurs enfants en pleine saison sèche. Face à cette situation qui risque de provoquer un drame humanitaire à Kinshasa, les victimes de cette démolition s’en remettent à l’arbitrage du chef de l’Etat. Jean-Claude Gapopo, président des victimes de la démolition du site bloc 1320 conteste a procédure avec laquelle cette démolition est déroulée.
Pour lui, avant de détruire les habitations, l’Etat devrait au préalable payer une indemnité équitable aux propriétaires ou locataires en vue de permettre à ces derniers de se reloger ailleurs, étant entendu que la décision d’expropriation ne peut être prise que par arrêté du ministre des Affaires foncières.
Jean-Claude Gapopo estime aussi que toutes les victimes disposent des titres de propriété délivrés par l’Etat congolais, représenté par le ministère des Affaires foncières. Ce dernier a loti pour usage résidentiel ce site (1320) après que celui-ci lui ait été rétrocédé par l’Onatra, propriétaire depuis 1992.
Le président des victimes de la démolition du site 1320 volt dans cette affaire la jalousie et l’excès de zèle du gouverneur André Kimbuta. Au moment où la nation congolaise toute entière loue les efforts de Joseph Kabila pour avoir assainis la Fonction publique et la magistrature, les victimes de la démolition du site bloc 1320 à Bandalungwa estiment que l’implication du chef de l’Etat dans cette affaire s’avère nécessaire pour tirer au clair cette situation et trouver une solution satisfaisante en faveur des victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Ce dernier temps, les conflits fonciers sont devenus monnaie courante à Kinshasa où des familles sont jetées dans la rue malgré leurs titres de propriété. Cette situation tant déplorée à travers la capitale risque de ternir l’image des services de l’Etat. Aussi le ministère des Affaires foncières est appelé à mettre l’ordre dans son secteur pour éviter à l’avenir une situation comme celles du bloc 1320 à Bandalungwa où des familles entières se retrouvent dans la rue depuis de 1er août 2009 malgré leurs titres de propriété.
(Milor/GM/PKF)
La Tempête des Tropiques
Last edited: 02/09/2009 16:05:54