Les nouveaux passeports dits biométriques récemment lancés en RDC ne sont pas seulement rares mais deviennent introuvables suite à la rupture des stocks des imprimés de valeur qui entrent en ligne de compte de la fabrication de ces titres de voyages officiels congolais
Près de deux semaines après la réouverture du centre de capture et d’enregistrement pour l’obtention du passeport biométrique à Kinshasa, la fréquentation diminue de plus en plus. Les demandeurs sont découragés par les difficultés d’obtention de certaines pièces indispensables à la constitution du dossier. Notamment l’attestation de nationalité et le casier judiciaire. Deux semaines après la reprise des travaux, l’engouement appartient désormais à l’histoire au centre de capture de Kinshasa. Les requérants se faisant de plus en plus rares, les opérateurs de saisi jouent plutôt au jeu de carte en attendant, a constaté radiookapi.net
Selon le ministère de la justice, les nombreux demandeurs de passeport continuent à effectuer des va et vient au palais de la justice pour obtenir des documents nécessaires à la constitution de leur dossier, notamment l’attestation de nationalité et le casier judiciaire. La même source rapporte que ces documents font défaut à cause de la rupture de stock des imprimés des valeurs. Même situation pour ceux qui attendent les passeports de service dans certaines missions en dehors du pays.
En conséquences, signale-t-on, plusieurs requérants malades, candidats à des formations, vacanciers et bien d’autres ratent leur voyage. Le ministère des affaires étrangères, qui dit fournir des efforts pour alléger la tâche aux requérants, estime que c’est plutôt aux services de la Justice et de l’Intérieur d’accélérer le processus.
Pour leur part, les requérants sollicitent l’implication du premier ministre pour résoudre ce problème. Problème qui, selon eux, relève du manque de collaboration entre les ministères de la Justice, des Finances, de l’Intérieur et des Affaires étrangères.
Carte d’électeur aliénée
Là n’est peut être pas le vrai problème. En effet, avec « l’attestation de nationalité », la carte d’électeur est aliénée. Elle n’a plus de valeur juridique dans la mesure où ceux qui ont obtenu leur carte d’électeur qui fait office « de carte d’identité », doivent être considérés comme des Congolais. Pourquoi exiger à ces mêmes personnes qui sont des « Congolais » une attestation de nationalité ? La réponse, c’est qu’avec cette procédure, n’importe qui pourrait devenir congolais. Quels sont les documents à présenter pour obtenir l’attestation de nationalité ? Que dire de ces différences observées dans la carte d’électeur délivrée avant les élections de 2006 et celle datant de la révision du Fichier électoral où seule l’adresse compte ? Les notions Secteur ou Chefferie, District, Province, sont supprimées.
La brèche vient d’être ouverte pour que n’importe qui puisse obtenir et la carte d’électeur et le passeport. La parole est aux ministères de la Justice, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
(DN/Milor/Yes)
Radio Okapi/Le Potentiel