Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/03/2010 3:30 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cpi, a effectivement déposé lundi 24 septembre dernier, un mémoire à la Chambre d’appel pour le maintien de JP Bemba en prison.

bembaD’après un communiqué de la CPI diffusé mardi, Luis Moreno-Ocampo a déclaré que Jean-Pierre Bemba devrait être maintenu en détention jusqu’à la fin de son procès. Le Procureur a affirmé que, contrairement aux conclusions de la juge unique, la situation n’a connu aucun changement en es­pèce. La plupart des raisons invo­quées existaient déjà et ont été citées précédemment par la même juge pour motiver le maintien en détention ou déclarer infondée une demande de mise en liberté.

« Le seul fait nouveau majeur, à sa­voir la confirmation des charges qui pèsent contre l’accusé, rap­pelle et renforce les risques qu’en­traînerait son éventuelle mise en liberté. La décision de la juge uni­que est par conséquent erronée », peut-on lire dans ce communiqué.

Selon Luis Moreno-Ocampo, les accusations en instance pourraient conduire à une condamnation assortie d’une lourde peine. « Toutes les décisions précédentes, y com­pris celle par laquelle la Chambre d’appel rejetait la demande de mise en liberté de M. Bemba, ont indiqué que la gravité des charges qui pèsent contre lui pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, rend le risque que ­l’accusé prenne la fuite  plus pro­bable », a soutenu le procureur de la CPI dans son mémoire adressé à la chambre d’appel.

Pour Ocampo. Jean-Pierre Bemba n’est plus très loin du pro­cès et, s’il est reconnu coupable, il pourrait être passible d’une lourde peine. Luis Moreno ­Ocampo est d’autant plus déter­miné à voir le leader du MLC de­meurer en prison à La Haye qu’à son avis la décision de confirma­tion des charges qui pèsent sur Bemba ne vient que renforcer la tentation de prendre la fuite et de faire obstructions aux poursuites.

« Elle le rend en outre plus à même de porter atteinte aux témoins, puisqu’il connaît leur identité et continuera à prendre connaissance des principaux éléments de preuve de l’accusation », précise Luis Moreno-Ocampo décidément très en verve dans cette affaire.

M. Moreno-Ocampo a égale­ment demandé à ce que l’appel ait un effet suspensif, de sorte qu’il n’y ait aucune possibilité de mettre M. Bemba en liberté avant que la Chambre d’appel se soit pronon­cée. « M. Bemba est encore présumé innocent mais il doit être maintenu en détention au quartier pénitenti­aire. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que son pro­cès débute aussi vite que possible et que les victimes voient que jus­tice est rendue », a déclaré le Pro­cureur, qui se montre très pu­gnace.

On rappelle que le 14 août der­nier, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale avait décidé de faire droit, sous condi­tion, à la demande de mise en li­berté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo. La même juridiction de la CPI avait reporté l’exécution de cette décision dans l’attente de la déter­mination de l’Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba sera li­béré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées.

« Conformément à l’article 60 (3) du Statut de Rome et à la règle 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve, la Chambre prélimi­naire II a réexaminé sa décision précédente relative au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo du 14 avril 2009. Préala­blement à la décision de ce jour, la Chambre préliminaire II avait ténu une audience le 29 juin 2009 sur toutes les questions relatives au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo avant son procès », peut-on lire dans le communiqué publié le 14 août dernier par la CPI.

La Chambre préliminaire II a conclu que l’évolution des circons­tances depuis le 14 avril 2009 jus­tifiait la modification de sa décision précédente sur la détention, dans la mesure où les conditions pour un maintien en détention telles que prévues par l’article 58 (1) (a) et (b) du Statut de Rome n’étaient plus réunies.

En effet, après avoir évalué tous les éléments perti­nents de l’affaire dans leur globa­lité et après les avoir mis en pers­pective, la Chambre préliminaire II a conclu que le maintien en déten­tion de Jean-Pierre Bemba Gombo ne paraissait plus nécessaire pour garantir (i) la comparution de ce dernier, (ii) qu’il ne fera pas obs­tacle à l’enquête ou à la procédure devant la Cour, ni n’en compromet­tra le déroulement et (iii) qu’il ne poursuivra pas l’exécution du même crime ou d’un crime connexe relevant de la compétence de la Cour et se produisant dans les mêmes circonstances que dans la présente affaire », ajoutait le communiqué.

La Chambre préliminaire II avait invité tous les Etats sur le territoire desquels Jean-Pierre Bemba Gombo a souhaité être libéré, à présenter leurs observations dé­taillées sur les questions relatives à sa mise en liberté provisoire ainsi que sur les conditions restric­tives de liberté qui pourraient être imposées. Les audiences devraient avoir lieu entre le 7 et le 14 sep­tembre 2009. La CPI a d’ores et déjà rappelé que tous les pays si­gnataires du traité de Rome créant la CPI avait obligation à coopérer avec cette Cour.

On rappelle que la Belgique, la France, l’Italie, l’Al­lemagne et  l’Afrique du Sud avaient été choisies par la défense de Jean-Pierre Bemba comme po­tentiels pays d’accueil. Ces pays avaient pourtant fait des observa­tions qui indiquaient qu’ils n’étaient pas disposés à accueillir l’ancien vice-président de la RDC sous la transition 1+4, candidat malheu­reux à l’élection présidentielle de 2006 devant Joseph Kabila. Il avait recueilli 42% des voix au second tour de la présidentielle. Après avoir reconnu sa défaite, il s’était fait élire sénateur dans la ville de Kinshasa. Il avait dû quitter le pays après les affrontements entre sa garde et les éléments de l’armée en mars 2007. Il s’était alors réfu­gié au Portugal.

Poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour les faits commis par les troupes du MLC en Centrafrique en 2002 et 2003, il a été arrêté en Belgique grâce à un mandat de la CPI et écroué à la prison de la CPI à la Haye aux Pays Bas.

(TN/TH/Yes)

FMK/La Référence Plus



Last edited: 26/08/2009 17:11:35

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.