Le casse-tête de la rentrée scolaire pour les parents à nouveau au rendez-vous à la veille de cette rentrée édition 2009-2010 : outre les frais d’inscriptions dans les écoles, ceux des objets classiques ont pris de l’encenseur pour caracoler tellement haut qu’ils échappent à la portée du commun.
Depuis quelques années, les écoles catholiques, comme plusieurs autres formations privées, obligent les parents des élèves à acheter à l’école les uniformes, les pantoufles communément appelées « dwenkele », y compris le journal de classe, le cahier de communication et le cahier de dessin. Au départ, cette décision avait pour objectif d'identifier et distinguer les élèves d'une école à une autre. La différence se situe au niveau de la coupe et des insignes.
Le constat est, cependant, que hormis l'objectif de départ, ces objets coûtent de plus en plus chers. Dans les différentes écoles conventionnées catholiques ces prix varient d'une école à une autre. A la clôture de l'année scolaire 2008 - 2009, les élèves ont obtenu le billet des vacances dans lesquels on pouvait trouver les tarifs de ces fournitures scolaires à l'école primaire comme au secondaire.
Une descente dans les magasins situés sur l'avenue du Commerce à Gombe nous amène à dire que les écoles catholiques exagèrent avec leurs prix. Un mètre de tissus tinteron blanc coûte 1000 FC. Pour faire une chemise pour un élève de primaire ou des humanités, il faut au minimum 1,20 mètre équivalant à 1200 FC. La couture varie entre 1000 et 1500 FC. Le constat est le même pour le tissus tergal ou gabardine. Un mètre de gabardine coûte 3000 FC et la coupe à 3600 FC. La couture, quant à elle, varie entre 1500 et 2000 FC, cela dépend d'un quartier à un autre.
Si nous faisons la moyenne, le complet chemise - pantalon ou blouse - jupe, nous allons atteindre le montant de plus ou moins de 7800 FC. Par contre, dans certaines écoles catholiques, la chemise à elle seule coûte 4200 FC, le pantalon ou la jupe à 6500 FC, dans d’autres encore les complets coûtent 60 USD.
En dehors de cela, le « Nduekele » (sandales en plastic imposées dans certains lycées) qu'on vend dans nos différents marchés à 1500 FC ou 2000 FC coûtent entre 6000 et 6500 FC dans lesdites écoles. C'est trop, lâche un parent habitant la commune de Mont-Ngafula : " Nous ne comprenons pas pourquoi il y a cet écart de prix. Elles (ces écoles) nous obligent à acheter ces articles à l'école. En plus, nous devons payer la moitié de la motivation des enseignants avant la rentrée scolaire ". Et un autre parent d'ajouter : " Alors que nous pensons qu'elles (ces écoles) devaient être exemplaires, malheureusement, elles nous déçoivent ", et de renchérir : « C'est une forme d'escroquerie ».
Un autre parent, qui habite la commune de Barumbu, s'indigne à son tour, " Nous n'avons pas le choix. Nous sommes obligés d'acheter ces objets classiques coûtant 2 ou 3 fois plus cher que sur le marché dans les écoles où nous avons inscrit nos enfants. C'est vraiment déplorable. Nous pensons que ces écoles nous doivent plus d'explications. Elles doivent nous dire pourquoi leurs prix sont excessifs ".
(Milor/DN/GW/PKF)
Mathy Musau/Forum des As