kisombeScotland Yard, la police de sa Ma­jesté et les services secrets du Royau­me-Uni n’en sont pas à une histoire près de ces R-d congolais. L’an passé, l’ambassadeur britannique à Kinshasa a bien présenté un plan d’opération évacua­tion – retour à la maison – des R-d.Congolais pour l’instant resté lettre morte.

Lors des va­cances parlementaires qui se terminent le 15 août, le Député national ex-MLC Yves Kisom­be Bisika Lisasi s’était bien rendu dans le Royaume pour des « affaires personnelles » – certainement une affaire de régularisation de vie conjugale et de papiers d’identité – mais le voyage s’est terminé sur un -gros « incident ». Un scandale dont personne ne sait très bien les détails alors que l’Internet grouille. « Le Soft Internatio­nal » a tenté de retisser les fils à ce stade.

Une fois de plus, on a frôlé l’incident diplomatique. Après Paris où l’ancien Président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe – alors secrétaire général du PPRD – s’était fait enfermer dans une pièce d’appartement par des jeunes de Rdc en colère, il y avait déjà eu Londres avec le Sénateur Léonard She Okitundu et l’alors ambassadeur de Rdc à Londres, Henri Nsuana. Passés à tabac comme rarement des officiels avaient été aussi cueillis à l’étranger par leurs propres compatriotes.

Début de gel dans les mouvements des officiels

Ce fut l’incident diplomatique. Pour le rang des suppliciés: Léonard She Okitundu avait été longtemps Dircab du Chef de l’Etat, ministre des Affaires étrangères de la République et Kinshasa ne pouvait tolérer pareil traitement infligé à ses plénipotentiaires en mission officielle. Le pays demandait - par voie diplomatique s’entend et dans la plus grande discrétion – une meilleure reprise en mains de sa diaspora au Royaume-Uni, un meilleur traitement des officiels rd. congolais. On connaît l’élan de sympathie qui se manifesta à cette occasion et un début de gel dans les mouvements des officiels de R-dc à l’étranger.

Il y a eu ensuite l’ancien ministre PPRD de la Culture Christophe Muzungu parti à la provoc à Ixelles-Matongé. Puis, la chanteuse des hanches – politiquement classée et qui ne s’en cache pas – Tshala Mwana. A la gare du Midi à Bruxelles... Sur une radio très suivie à Kinshasa, la diva, tout en sanglots, raconte elle-même depuis l’Europe par un téléphone portable, comment elle a été bousculée, menacée, copieusement injuriée. Publiquement. Avant de voir son sac arraché par ces voyous !

Qu’est-ce qui s’est donc passé à Londres dans la nuit du 13 au 14 août 2009, dans le quartier nord de la capitale du Royaume-Uni, avec le Député ex-MLC Yves Kisombe Bisika Lisasi ? Par la simple observation scientifique, il est possible de rassembler les pièces de ce puzzle.

Si Tshala Mwana a témoigné elle-même de cette barbarie primitive dont elle a fait les frais à Bruxelles, si l’ancien Dircab du Chef de l’Etat Léonard She Okitundu, visage tuméfié, portant même des bandages, a raconté dans le détail son martyre des conférences de Presse dans un grand hôtel à Bruxelles et lors d’une soirée des sympathies au GHK, si des tabloïds londoniens au courant des moindres détails de ce qui se passe à Londres, informés très souvent par les services de police eux-mêmes, rien de cela ne s’est passé en ce qui concerne le Député ex-MLC Yves Kisombe Bisika Lisasi qui pourtant aurait été battu comme un serpent. Comment une tentative démise à mort d’un homme politique africain par ses propres compatriotes devant un pub anglais a ainsi pu échapper aux médias britanniques ?

Nul n’a vu le moindre petit filet sur cette affaire dans la presse, même populaire friande des telles nouvelles. Mystère ! Nul non plus n’a vu le visage tuméfié du Député. Lui qui aurait perdu connaissance après qu’il ait été roué de coups, déshabillé dans la violence, « battu comme un serpent », allant jusqu’à ignorer son propre nom, disant à la police accourue sur les lieux du pugilat qu’il s’appelait Christopher ! Aucun établissement hospitalier de Londres non plus n’a reçu cette nuit là, ni depuis, aucun homme disant s’appeler Christopher, ni Yves Kisombe Bisika Lisasi.

Au contraire, le Député a pris son avion de Kinshasa à Bruxelles sans l’aide d’aucun infirmier, ni d’aucun service médical. Il n’a été accueilli à son arrivée à Kinshasa par aucun établissement alors que des proches le voient se promener tranquillement dans les rues de la Capitale.

La diaspora doit être accusée de forfanterie

Des habits ont été mis sur la Toile et circulent de site à site comme les restes du Député ex-MLC recueillis comme trophées de guerre.

A l’analyse, « le Soft International » peut écrire que ces habits attribués au Député ex-MLC Yves Kisombe Bisika Lisasi appartiennent certainement à un autre que lui. Ils sont d’une marque de super marché alors que d’habitude, le Député à plutôt bon goût.

Bien que sur le modèle vieil anglais, les pompes sont manifestement d’imitation et de marque Piper alors que le fils Kisombe est plus porté par le luxe de chez JM Weston. Le Député d’ordinaire bavard n’a pas estimé devoir se confier à un seul media pour raconter lui-même son histoire. Contrairement à ses habitudes, de passage à Bruxelles, il a minutieusement évité de donner suite à toute demande d’interview ou répondait aux abonnés absents quand les médias tentaient de le rencontrer. Lui qui n’aurait pas boudé le plaisir de voir sa frimousse abîmée par des barbares être portée à la une des journaux d’Europe !

Tout porte à croire que cette fois au moins la Diaspora r-dcongolaise s’est laissé prendre à son propre piège. En victimisant Yves Kisombe, les Résistants Combattants Congolais courent le risque d’être accusés de faux braves ou de forfanterie.

Selon une version de source familiale, le Député a bien été trouvé dans un pub (bar anglais) en bonne compagnie, avalant saucisses chaudes, savourant de la bonne bière anglaise.
Des compatriotes qui paraissaient tout sauf gentils l’ont bien tiré hors du pub pour un échange qui allait tourner en interrogatoire.

- « C’est donc toi Yves Kisombe?
- « Oui, c’est bien moi ».
- « Pourquoi as-tu contredit Ne Mwanda Nsemi à l’Assemblée. Nationale »?

Le Député tente une explication sur le devoir de mémoire pour le père disparu, mais s’aperçoit qu’il se trouve sur un terrain miné et qu’il court un réel danger. En une fraction de seconde, il a pris de vitesse ses interrogateurs et rue sur les brancards.

Il s’engouffre dans son véhicule - une limousine Mercedes prise en location à Bruxelles, abandonnant sur place la gentille compagnie. Le Député a juste entendu siffler une banale cannette de Coca-Cola que déjà, il avait démarré en trombe son bolide. Restent les questions. Qui a mis en ligne la version d’un passage à tabac avec tentative d’une « rapide circoncision » sur le Député ex-MLC ? Comment est-ce que l’ACP, supposée être le journal des journaux, qui doit toujours vérifier, contre-vérifier, recouper ses infos, a-t-elle relayé une rumeur au point d’être reprise parfois bidonnée par nombre de journaux ?

Selon toute vraisemblance, ce n’est pas le Député qui est l’auteur de la fausse version. Ayant reçu quelques mouvements de sympathie, le parlementaire a compris tout l’avantage qu’il pouvait tirer d’une telle version. Du coup, il n’a trouvé aucun intérêt à démentir la version de la Toile. Qui circule encore...

« Dans l’opinion, si ses adversaires politiques peuvent se lécher les babines à l’idée que « c’est une bonne chose que le jeunot ait été ainsi corrigé », des amis- il n’en manque pas - lui renouvellent leur sympathies et prient pour que cette barbarie de la diaspora cesse.

(TN/Ern./GW/Yes)

D. Dadei/Le Soft International