Le journaliste Bruno Koko Chirambiza de la radio Star émettant à Bukavu n’est plus. Il a été poignardé en plein coeur par des hommes armés, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 août, au quartier Maendeleo, alors qu’il rentrait chez lui.

Présentateur du journal en swahili à la radio Star de Bukavu, ce jeune journaliste a été immédiatement acheminé dans une formation médicale de la place, où il a rendu l’âme quelques instants après, rapporte radiookapi.net.
 
En attendant l’enterrement, son corps se trouve à la morgue de l’hôpital général de référence de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Interrogé par Radio Okapi, l’un des ses amis avec lequel il a partagé la soirée du samedi, renseigne qu’ils ont été attaqués par huit personnes bien armées. Et d’ajouter qu’il a reçu un coup de poing, mais Bruno Koko a été poursuivi par ses bourreaux jusqu’à être poignardé.
 
De son côté, le chef du quartier a affirmé : «  La victime n’a pas été dépouillée de ses biens ». L’émo­tion est grande dans la famille du défunt et dans les milieux profes­sionnels, où on se demande s’il s’agit d’un assassinat ciblé.

Préoccupé, le président de l’Union internationale de la presse francophone, section RDC, Freddy Mulumba, « con­damne avec la dernière éner­gie », cet énième assassinat qui vient, une fois de plus, endeuillé la presse congolaise. Par consé­quent, il demande qu’une en­quête soit diligentée en vue d’éclairer l’opinion sur cet assassinat. Pour rappel, l’assassinat de Bruno Koko Chirambiza vient allonger la liste de journa­listes tués dans la ville de Bukavu. Le dernier cas en date est celui de Didace Namujimbo, journa­liste de Radio Okapi, assassiné en novembre 2008. Sans oublier Serge Maheshe, un autre journa­liste de Radio Okapi, lâchement abattu en juin 2007.

(Milor/DN/GW/PKF)

Albert tshiambi/Le Potentiel