La diaspora congolaise a accepté à l’issue du Forum économique organisé à Kinshasa de soutenir l’économie nationale en investissant au pays.
Enfin, le gouvernement congolais et les Congolais de l’Etranger parlent désormais le même langage, tournant leurs regards vers un idéal commun, celui de la consolidation de la paix et du développement de la RD Congo. Il s’en est dégagé une vision commune pour cimenter les relations qui vont désormais caractériser les rapports multidimensionnels entre la RD. Congo et ses filles et fils disséminés à travers le monde.
C’était aussi l’occasion d’amorcer un premier état de lieux au climat des affaires en RD Congo comme une réponse à la perception, quelques fois biaisée, des Congolais de l’Etranger sur leur propre pays due souvent au déficit de communication. Le vice-ministre congolais des Affaires étrangères, Ignace Gata, a clôturé solennellement, jeudi à Kinshasa, les travaux du Forum économique de la diaspora congolaise.
A l’issue de ces assises, le représentant des Congolais de l’étranger, Patrick Nsakala a remis le rapport final des travaux au Vice-ministre des affaires étrangères. Qui, à son tour, va transmettre ledit document à son supérieur hiérarchique. Et de fil en aiguille, le Ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba va présenter ce cahier de charges au gouvernement pour la prise en compte des préoccupations de la diaspora congolaise.
En rapport avec cette démarche, le Vice-ministre des Affaires étrangères note avec beaucoup de satisfaction qu’un plan d’urgence vient d’être proposé au gouvernement avec le double objectif d’une mobilisation maximale des ressources de la diaspora congolaise et une consolidation des initiatives intérieures grâce à l’assainissement du climat d’affaires. Dans le même registre, l’orateur a félicité les participants pour la preuve de leur sens élevé du patriotisme.
Et sur ce, il les a rassuré que le gouvernement congolais, tout en faisant appel aux partenaires extérieurs, compte sur l’apport de tous les filles et fils où qu’ils se trouvent, pour le développement du pays. « Je vous promets que votre cahier de charges sera bien transmis à qui de droit », a promis le Vice-ministre des Affaires étrangères.
Ouvert mercredi dernier en la salle de Conférence internationale du ministère des affaires étrangères, ces travaux co-organisés par la Maison des Congolais de l’étranger et des Migrants et l’Organisation internationale de Migration, avec l’appui de la Grande-Bretagne, ce forum a planché sur les difficultés rencontrées par les Congolais de l’étranger pour investir en RD. Congo. Et dans le même registre, ce cadre a examiné des pistes de solutions en vue d’assainir le milieu d’affaires en RD.Congo et attirer d’autres investisseurs congolais.
Pour le Vice-ministre des Affaires étrangères, une nouvelle ère est en train de voir le jour en République Démocratique du Congo. Le gouvernement congolais et les congolais de l’Etranger parlent désormais le même langage, tournant leurs regards vers un idéal commun, celui de la consolidation de la paix et du développement de la République Démocratique du Congo.
Revenant aux objectifs de ces assises, le Vice-ministre des affaire étrangère a fait savoir à l’assistance que ce forum a été organisé pour concrétiser cette vision commune et cimenter les relations qui vont désormais caractériser les rapports multidimensionnels entre la RD. Congo et ses filles et fils disséminés à travers le monde.
« Le Forum économique qui vient de se tenir, entre dans la droite ligne de la mise en œuvre des mécanismes de collaboration et de facilitation auxquels les Congolais de l’Etranger peuvent avoir droit en vue de la concrétisation de leur volonté manifeste d’investir et de participer à la reconstruction de notre pays dévasté et détruit par de nombreuses années des conflits armés », a expliqué le Vice-ministre des Affaires étrangères.
D’après l’orateur, ledit forum a été l’occasion d’amorcer un premier état de lieux du climat d’affaires en RD.Congo comme une réponse à la perception, quelques fois biaisée, des Congolais de l’Etranger sur leur propre pays due souvent au déficit de communication.
Une campagne de sensibilisation sur la migration irrégulière
La tenue du Forum économique de la diaspora congolaise a coïncidé avec le lancement de la campagne de sensibilisation sur la migration irrégulière. En effet, les deux activités sont intimement liées, en ce que d’une part le forum économique vise à résoudre les difficultés que rencontre la diaspora congolaise par rapport à son refus de contribuer au développement de la RD.Congo par son investissement.
La campagne de sensibilisation sera avec le support suivant: le film « TOSA MIBEKO » financé par la Grande Bretagne, des affiches, des dépliants, spot télévisé, théâtre populaire, organisé au niveau des écoles, églises, ONG, etc.
En effet, il est aujourd’hui incontestable que la migration et le développement sont inséparables. La majorité de Congolais ont émigré pour la recherche de meilleures conditions de vie. Ces migrants veulent à tout prix aller se retrouver, soit en Europe, soit en Amérique, soit encore en Asie pour fuir la pauvreté. Le lancement de cette campagne qui intervient au même moment que le forum économique est inscrit dans la même philosophie.
Il est question donc au cours de cette campagne, de présenter les risques des migrations irrégulières, les avantages de la migration régulière, mais aussi les opportunités d’affaires qu’offre la RD.Congo. Car tout projet migratoire exige des fonds, il est utile au lieu de perdre son investissement dans un projet migratoire dont on ne connaît pas encore l’issu d’investir dans les affaires en RD Congo.
Le film « TOSA MIBEKO », qui est l’un de support principal de cette campagne, invite les candidats à la migration de prendre la voie légale pour migrer, qu’en plus tous les migrants sans distinctions sont soumis au contrôle, qu’enfin il vaut mieux investir son capital dans une micro entreprise que de risquer à migrer par les voies irrégulières.
A la lumière de cette démarche de vulgarisation, le chargé d’Affaires de l’Ambassade de Grande-Bretagne, Térence Robins a réagi en ces termes : « Cette campagne vise à mettre l’accent sur les dangers que représente l’immigration illégale... La migration est une question internationale qui affecte chaque pays du monde d’une certaine manière... La migration n’est donc pas quelque chose de nouveau. Par contre, l’ampleur qu’elle a prise aujourd’hui ainsi que son accélération actuelle constituent un phénomène nouveaux ».
Selon les statistiques publiées par les Nations Unies, entre 1960 et 2005, le nombre de personnes vivant à l’étranger a plus que doublé, passant de 75 millions à 191 millions. L’Europe abrite actuellement le plus grand nombre de migrants internationaux, soit, 33%. Presque 110 millions de voyageurs internationaux visitent le Royaume-Uni chaque année. 13 millions de ces visites sont effectuées par des ressortissants des pays autres que l’Europe.
(TN/Ern./GW/Yes)
Saint Hervé M’Buy/Uhuru