Jean Goubald bientôt dans « Normes »
Kinshasa, 21/08/2009 / Musique
Dédicaces dans les albums. Pour Goubald, cette pratique n’avance pas la musique congolaise, bien au contraire elle l’enfonce davantage dans le ghetto.
Après le Succès fracassant récolté dans son best seller « Bombe Anatomique », le chanteur griot s’annonce palpitant avec un nouveau tube avec lequel il va se mesurer dans l’univers de belles mélodies.
L’heure est enfin venue pour l’artiste de lancer son deuxième fleuron artistique. « Je m’adresserais à un public international dans mon deuxième opus », se confie Jean Goubald. Dans cette oeuvre musicale en gestation, l’auteur promet beaucoup des surprises à ses mélomanes.
Très sur de son travail artistique, il ambitionne même de vendre plus d’un million d’exemplaires à travers le monde le chanteur a déjà débuté l’enregistrement et ceci au studio ICA qui est situé dans l’enceinte du bâtiment de la RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise) à Kinshasa.
Il faut noter que cette aubade sera composée d’une quinzaine de chansons.
Toujours à la recherche de l’excellence, l’artiste s’efforce de proposer à ses mélomanes unes musique hors du commun, celle que les admirateurs n’ont pas l’habitude d’écouter. A la question de savoir pourquoi le titre « Normes », Jean Goubald a répondu que : « Nous devons rentrer à la norme » c’est-à-dire, réaliser de chansons d’une courte phrase certes qui vont répondre aux normes internationales de la musique. Se faisant donneur des leçons, il veut mener un combat à travers son opus.
Il se bat pour que la musique congolaise retourne à la case du départ. « Faire en sorte que nos chants puissent avoir une courte durée en terme de minutage comme les font d’autres artistes du monde. Pour lui, les textes et paroles chantées ne doivent pas être longs mais qui doivent faire réfléchir. Composer de chansons éducatives pour transformer notre société.
S’adressant à ses collègues musiciens, l’artiste suggère de supprimer carrément la pratique des dédicaces dans les albums. Pour Goubald, cette pratique n’avance pas la musique congolaise, bien au contraire elle l’enfonce davantage dans le ghetto.
Les musiciens congolais doivent se battre pour donner un langage musical. Faire tout pour donner une nouvelle coloration à cet art noble.
Chose qui n’existe pas facile! Selon le géniteur de « Normes », la musique congolaise en soi n’est pas mauvaise la preuve en est qu’elle est la source d’inspiration des beaucoup d’autres artiste africains mais il faut en prendre soin.
Au-delà de son expérience, Jean Goubald dénonce de la monotonie dont souffre notre musique. « Nos vedettes sont tous versées dans le même style sans tenir compte de la mondialisation. On doit plus continuer à faire consommer à notre public le Liyoto; une musique sans fondement, a-t-il conclu.
(Milor/HM/PKF)
Mira Mbomal /AfricaNews
Last edited: 21/08/2009 13:33:20